Bagnères-de-Bigorre : Un scanner à l’hôpital dès 2026 ?

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Annoncée voilà deux ans, l’arrivée du scanner au centre hospitalier de Bagnères-de-Bigorre pourrait se concrétiser dès 2026 dans le cadre d’un partenariat public-privé.

Alors que le centre de rééducation de fonctionnelle du centre hospitalier de Bagnères-de-Bigorre vient de rouvrir la totalité de ses lits, après plusieurs mois de fermeture partielle forcée faute de médecins, la situation du service des urgences et de la radiologie continue à inquiéter l’association de défense « Sauvons l’hôpital de B2B ».

Un partenariat public-privé qui ne convainc pas « Sauvons l’hôpital de B2B »

« Depuis un an, l’hôpital de Bagnères-de-Bigorre a retrouvé un directeur et ce, grâce, en grande partie, à la pression exercée par la population et l’association Sauvons l’Hôpital B2B. Depuis, différentes rencontres ont eu lieu, dans un climat correct. En fin d’année 2024, des promesses ont été faites par l’ARS. Elles n’ont pas été tenues et l’avancement sur divers dossiers s’est vu beaucoup ralenti », observe l’association, pointant notamment la mise en place du scanner.

« Lors d’une rencontre qui s’est tenue en avril dernier à la sous-préfecture de Bagnères-de-Bigorre entre l’ARS, le directeur de l’hôpital et les représentants de l’association, il nous a été répondu que l’appareil serait installé dans les locaux de l’hôpital, avec une installation provisoire prévue dès 2026 dans un algeco situé dans l’enceinte de l’hôpital en attendant le projet architectural, et que l’utilisation dépendrait d’un partenariat public / privé négocié avec le Groupe IMADOL auquel appartient le centre radiologique de Pouzac ».

« Dès 2026, on peut y arriver »

Une information confirmée par le directeur de l’établissement Godefroy Wackenheim. « Nous avons l’autorisation de l’ARS pour le scanner depuis début 2025 mais nous n’avons pas de locaux pour l’instant, sachant qu’un tel appareil nécessite beaucoup de place. Le service de radiologie se trouve dans un vieux bâtiment qui est à refaire. Un algeco est donc prévu le temps de faire les travaux. Et il faut aussi un radiologue et des secrétaires, d’où la coopération publique-privée avec des libéraux qui viendraient faire les scanners ici à l’hôpital », explique-t-il.

Le projet avance donc, et avance plutôt bien selon le directeur. « Ce n’est pas mal car on partait de rien du tout. Il n’y a plus qu’à transformer l’essai. À compter de la délivrance de l’autorisation, on a quatre ans pour le faire mais dès 2026, on peut y arriver », déclare-t-il.

Rendez-vous en une semaine pour une échographie

Mais pour l’association, si l’installation du scanner est en bonne voie, se pose la question « de la réelle utilité du partenariat public-privé alors que le service de radiologie de l’hôpital fonctionne parfaitement, avec des délais d’attente plus que raisonnables. Pour des raisons financières, nous a-t-il été répondu. Encore une fois, les finances rentrent en ligne de compte là où seule la santé publique ne devrait être que la seule priorité. À l’heure actuelle, on peut déplorer une baisse de fréquentation de 20 % en radiologie à l’hôpital. Voilà ce qu’apporte la proximité du privé », dénonce l’association, tout en louant que « les patients pris en charge par l’hôpital n’auront pas de dépassement d’honoraires dans le cadre de ce partenariat ».

« Effectivement, il y a une perte de 20 % en radiologie mais les gens sont libres d’aller où ils veulent. À l’hôpital, on peut avoir une échographie en une semaine et nous sommes ouverts le samedi aussi pour les radios », argumente le directeur.



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