Gilles Lannier, nouveau proviseur du lycée de Lannemezan et principal du collège Gaston Fébus, depuis la rentrée. L’occasion de le rencontrer pour se présenter et nous donner ses perspectives face à ce nouveau défi.
Gilles Lannier a déjà dirigé plusieurs établissements de divers types sur le département depuis 23 ans. Pour autant, il laisse apparaître combien un établissement revêt de particularités, et nos établissements du Plateau n’échappent pas à la règle. « Le lycée est dans des locaux fonctionnels où les équipes sont particulièrement investies. Elles sont largement engagées dans des projets inscrits sur le territoire de proximité, tant au travers par exemple de la montagne, que de la musique, que du patrimoine… ». Dans ses propos, on devine rapidement l’enthousiasme du proviseur qui montre déjà combien il soutient ces initiatives, prêt à les accompagner, voire à les développer.
Le collège est un établissement qui a été largement rénové, où est accolé l’internat d’excellence. « Ces deux établissements, dans la continuité des établissements primaires montrent que l’on peut faire de très beaux parcours scolaires sur le Plateau ». On comprend rapidement l’intérêt global que porte Gilles Lannier à la globalité du cheminement scolaire des enfants, de l’enfance au postbac. « Nous avons de beaux outils encore à fructifier, poursuivre ce qui existe, mais aussi se faire connaître et communiquer avec les parents, les effectifs doivent se maintenir et progresser ».
Il perçoit le territoire comme accueillant, relativement paisible par rapport à d’autres, où les élèves montrent qu’ils y sont attachés. Le parcours scolaire paraît revêtir des gradations dans lesquelles il faut agir : l’entrée au collège après le primaire sur la ville et les environs en évitant la tentation pour les parents de scolariser leurs enfants ailleurs pour diverses raisons, au collège tenir le lien avec le lycée jusqu’au baccalauréat, enfin préparer le postbac. Trop de jeunes n’osent pas ou ne veulent pas ou ne peuvent pas aller étudier en s’éloignant de leur territoire.
Gilles Lannier en est convaincu et il se projette déjà dans un travail de rencontre avec les parents pour « renforcer le lien entre primaire et secondaire, montrer combien il n’y a pas lieu de se plaindre de l’équipement scolaire de nos établissements. Nous sommes dans un département où le conseil départemental donne les moyens qu’il faut, tant d’un point de vue financier, que technique, tout comme le conseil régional qui montre son attachement aux lycées ».
Le propos est fervent chez ce responsable d’établissement public, il devient chaleureux à l’évocation des élèves pour qui il montre un intérêt qui va au-delà de la seule scolarité. « Il nous faut travailler le postbac, c’est un travail de préparation à coupler avec le projet de vie de chacun. La mobilité est à travailler » souligne Gilles Lannier. Et de poursuivre sur les projets existants et ceux à venir comme un échange avec le lycée français de Valence sur six semaines dès cette année dans le cadre d’ERASMUS + qui a pour esprit « d’enrichir les vies et ouvrir les esprits ».
Au-delà des projets, c’est aussi une préoccupation qui lui tient à cœur, celle de la pause numérique, « même si déjà au lycée ils y réfléchissent, au collège, les élèves sont de véritables éponges. Les réseaux sociaux induisent de la violence si on ne critique pas le contenu ». Le débat est certainement lancé, et il le mérite.
À n’en pas douter, le nouveau proviseur va apporter sa patte dans nos établissements, accompagné par Chrystel Sabucco, son adjointe au lycée, et Thomas Andrieux son adjoint au collège, une équipe volontaire entourée d’enseignants dynamiques, pour la plus grande richesse de l’enseignement public.


