Lilian Puyuelo de Tarbes a intégré la police nationale. Il va avoir l’honneur de défiler à Paris pour le 14 juillet.
Lilian Puyuelo est originaire de Tarbes. Il a intégré l’école des officiers de la police nationale. Le 14 juillet, il va avoir l’honneur de défiler à Paris. Il répond à nos questions à quelques jours du grand jour.
La Semaine : Comment avez-vous appris que vous alliez défiler pour le 14 juillet à Paris ?
Lilian Puyuelo : Lors de l’inscription à l’école nationale supérieure de la police nationale à Cannes-Ecluse, nous devions dire si nous étions volontaires ou non pour participer au défilé du 14 juillet. Comme j’étais candidat, j’ai intégré la compagnie où nous pouvions prétendre à défiler. Il y a eu ensuite des sélections.
Comment préparez-vous ce défilé et depuis quand ? Quelle est la journée type ?
On ne répète pas toute la journée, tous les jours, mais presque. Les premiers jours, par contre, nous avions des répétitions toute la journée. On fait plusieurs passages. Nous sommes suivis par des formateurs car il faut que ce soit parfait. Chez les officiers, nous sommes 46. Il faut que la synchronisation des bras soit parfaite. Tous les bras des officiers qui défilent doivent être synchronisés. Il y a aussi l’alignement des colonnes et des lignes qui doit être parfait. Il faut également veiller à maintenir les espaces. Il faut ensuite avoir le bon rythme. Il faut lever la tête et se tenir droit. La hauteur des bras est une difficulté également compte tenu du fait que nous défilons avec une épée. Il faut aussi maintenir l’alignement des fourreaux dans les rangs. Il faut bien sûr maintenir tous ces paramètres-là sur toute la longueur du défilé.
Depuis quand avez-vous préparé cette préparation ?
Nous nous sommes déjà entraînés pour les sélections qui étaient au mois de mars. Il y a eu ensuite trois jours de sélections. Nous étions environ 120 à postuler pour 46 places. Ensuite, nous avons vraiment commencé les entraînements à la préparation au défilé le 28 juin. Nous nous entraînons jusqu’au 12 juillet. Nous sommes de repos le 13 juillet et nous défilons le 14 juillet.

Y a-t-il du stress alors que la date du 14 juillet approche ?
Pour ma part, le stress ça va pour l’instant. Mais peut-être qu’il arrivera la veille.
Qu’est-ce que cela représente de participer à ce défilé du 14 juillet à Paris ?
C’est un honneur. Je vais représenter le corps de commandement de la police à Paris devant des millions de personnes et même devant le président de la République. Je suis également fier pour ma famille, pour mes parents qui m’ont beaucoup soutenu, pour ma copine qui fait des sacrifices pour me suivre jusqu’à l’école et pour mon grand-père qui n’est plus là aujourd’hui, qui est décédé, mais qui a toujours cru en moi et qui savait depuis que j’étais petit que je voulais rentrer dans la police. Il serait très fier de savoir que je défile le 14 juillet.
Depuis quand êtes-vous dans la police ?
Je viens d’intégrer la police. J’ai intégré la police par vocation. Depuis que je suis tout petit, à savoir, depuis que je suis en capacité de parler et dire ce que je voudrais faire plus tard, je disais que je voulais être policier. C’est un très beau métier car nous protégeons la population. On se sent utile. C’est aussi une forme de lutte contre les injustices. J’aime aussi la rigueur de ce métier, le port de l’uniforme.
Aurez-vous de la famille présente au défilé à Paris ?
Ma copine sera présente pour me voir défiler. Elle m’a d’ailleurs suivi à Cannes-Ecluse le temps de ma scolarité à l’école de police qui dure 18 mois. L’école se fait sous forme d’alternance. Nous alternons les périodes scolaires et les périodes de pratiques en commissariat et de terrain. Je vais terminer fin février, début mars 2025.
Vous êtes également un sportif de haut niveau. Arrivez-vous à poursuivre cela également ?
Je suis dans la force athlétique. Je fais de la compétition. J’ai décroché deux titres de champion de France et deux titres de champion du monde. J’ai décroché le deuxième titre de champion de France cette année alors que je suis à l’école.


