Au cœur de l’été, le préfet des Hautes-Pyrénées vient d’autoriser des battues administratives de renards, du 6 au 31 août 2024, dans les communes de Peyrouse et Saint-Pé-de-Bigorre. One Voice attaque cet arrêté pour en sauver un maximum ! L’audience est fixée le 19 août 2024 au tribunal administratif de Pau.
Au cœur de l’été, lorsque les cigales chantent et que les vacances battent leur plein, on pourrait penser que tout est calme dans les campagnes. Mais dans les Hautes-Pyrénées, ce n’est pas vraiment le cas. Imaginez la scène : les renards, habituellement libres de leurs mouvements dans les bois, sont soudain pris pour cible dans une chasse administrative impitoyable. C’est comme si on organisait un feu d’artifice en plein jour, mais au lieu de lumières éblouissantes, ce sont des coups de fusil qui résonnent dans les forêts de Peyrouse et Saint-Pé-de-Bigorre.
Du 6 au 31 août
Le préfet des Hautes-Pyrénées a décidé de ne pas attendre la réouverture de la chasse. Du 6 au 31 août 2024, il autorise ces derniers à traquer le renard sous tous les angles, à n’importe quelle heure et surtout, avec n’importe quel moyen. « Alors que la chasse est fermée et que les animaux devraient pouvoir profiter de quelques semaines de répit avant que les chasseurs réinvestissent les forêts avec leurs quatre-quatre et leurs armes, les renards sont à nouveau pris pour cible, cette fois dans les Hautes-Pyrénées. Les accusant comme toujours de commettre des dégâts, le préfet vient d’autoriser une battue administrative à Peyrouse et Saint-Pé-de-Bigorre du 6 au 31 août. Mais cette fois-ci, le représentant de l’Etat assume comme rarement l’acharnement contre ces animaux. Pourront ainsi être utilisés « tous les modes » y compris « ceux interdits classiquement à la chasse ». De quoi frémir, quand on connaît l’imagination des chasseurs pour tuer les animaux par les méthodes les plus cruelles, du déterrage aux pièges en tout genre », explique l’association One Voice.
Une audience le 19 août au tribunal de Pau
Les renards, ces malicieux rouquins des bois, ne sont apparemment pas les bienvenus dans les basses-cours des Hautes-Pyrénées.
« Chaque année, des centaines de milliers de renards sont tués en France. Et les quelques règles que la loi impose aux préfets pour autoriser des battues administratives sont régulièrement piétinées. Ici, le préfet se contente d’invoquer « les dégâts causés dans les basses-cours des particuliers». Protéger ces espaces avec des clôtures, c’est sans doute bien trop compliqué ! Et le haut-fonctionnaire va plus loin : il confie aux lieutenants de louveterie le soin de déclencher les battues «s’ils estiment que les dégâts déclarés le justifient». Ou quand l’Etat abandonne une fois encore sa mission et décide ni plus ni moins de la confier aux chasseurs eux-mêmes… Nous porterons la voix de ces renards au tribunal administratif de Pau le 19 août 2024 à 9h00. En attendant, nous sollicitons l’aide du public à les soutenir en signant nos pétitions pour le retrait des renards de la liste des «espèces susceptibles d’occasionner des dégâts» et pour les onze points de réforme radicale de la chasse que nous appelons de nos vœux », explique l’association One Voice.
L’association One Voice a décidé de monter au créneau pour sauver ces renards et attaquer l’arrêté du préfet. Le 19 août 2024, à 9h00 précises, ils porteront la voix des goupils devant le tribunal administratif de Pau. En attendant, ils appellent le public à les soutenir en signant des pétitions pour retirer les renards de la liste des « espèces susceptibles d’occasionner des dégâts » et pour une réforme radicale de la chasse en France.


