Victorieux au forceps à Pau, les Tarbais gardent le rythme en haut de tableau. Le capitaine Damien Fachan revient sur ce précieux succès et se livre sur une fin de championnat qui s’annonce irrespirable.
C’est une victoire qui fait particulièrement plaisir car vous êtes allés la chercher au bout de vous-mêmes, n’est-ce pas ?
Ce match est à l’image de la saison que nous sommes en train de réaliser. On a des ressources incroyables. À seulement quatre matchs de la fin, on parvient encore à puiser des choses au plus profond de nous. J’ai une image en tête : le sauvetage d’Euclide. C’est hallucinant de voir un tel engagement, avec trois mecs sur la ligne pour sauver le but. Cette équipe me bluffe. Mais au fond, je ne suis pas si surpris parce que je connais le groupe ; pour certains, ça fait trois ans qu’on joue ensemble. Une telle énergie dans une équipe, c’est rare. J’ai 35 ans, j’en ai connu des vestiaires, mais là, c’est vraiment trop beau.
Il était crucial de repartir de l’avant aujourd’hui, et c’est ce que vous avez réussi à faire.
Oui, c’est essentiel pour pouvoir se régaler sur cette fin de saison. Mon frère (Marc Fachan, l’entraîneur, NDLR) a beaucoup insisté là-dessus toute la semaine : il fallait relancer la machine et ne pas se poser de questions. On a toujours su réagir et, une fois de plus, on le prouve. Dans un match comme celui-ci, c’était loin d’être facile. On progresse, et c’est ce que je retiens comme étant le plus important.
Gagner aujourd’hui, c’était aussi le moyen de vous offrir deux dernières réceptions de folie à Trélut ?
On savait que les supporters seraient là, mais en gagnant ce soir, on sait qu’ils seront encore plus nombreux. On s’est tellement régalé contre Canet en voyant la tribune pleine… Là, on a deux réceptions qui arrivent. On va pouvoir croquer dedans à fond. Il reste trois matchs. Tout est réuni pour prendre du plaisir. Si on met cette énergie et cet enthousiasme, tout le monde va s’amuser, peu importe le résultat final. Si on joue comme ça, il sera très dur de nous bouger.
Deux réceptions, où avec Ugo Tarbès vous risquez d’être suspendu. Les cartons, c’est le point noir de ce match ?
Pour mon cas, il faudra vérifier. La suspension s’arrête le 18 et nous sommes justement le 18. Je ne connais pas précisément le règlement pour savoir si c’est inclus ou non, j’ai peut-être une chance. Pour Ugo, en revanche, c’est dommage. Je ne sais pas combien nous en avons pris, ni combien ils en ont reçu en face. Pour être honnête, je ne préfère même pas en parler car c’est scandaleux. Mais voilà, on va s’adapter. Les remplaçants ont montré qu’ils étaient capables de débuter les matchs sans problème. On est un groupe uni, mon frère l’a souvent répété. À trois matchs de la fin, tout le monde est concerné. On va continuer sur cette lancée.
On sent qu’il y a de très belles émotions à vivre pour cette fin de championnat.
C’est certain, on est en plein dedans. On va en profiter à 100 %. On ne sait pas où ça va s’arrêter, donc on ne réfléchit pas, on prend juste du plaisir. Maintenant, il faut qu’on retrouve notre stade et qu’on récupère les points perdus contre Canet. On fera les comptes en fin de saison.


