Stado : effectif d’ancien tarbais, entraîneurs « surqualifiés », budget de 500 000€, le club tarbais renait de ses cendres et prépare la saison prochaine en Fédérale 3

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l’essentiel
Depuis l’annonce officielle de la relégation en Fédérale 3, les trois coprésidents du club tarbais travaillent d’arrache-pied pour préparer l’après-dépôt de bilan. Alors que l’effectif commence déjà à prendre forme avec d’anciens joueurs, le Stado tient déjà sa paire d’entraîneurs avec un objectif simple : remonter.

Un effectif à l’accent tarbais

C’était l’un des immenses chantiers auxquels devaient s’attaquer les trois coprésidents bénévoles. Après le dépôt de bilan de la SASP et la relégation en Fédérale 3, trois divisions plus bas, Dries Van Heerden, Fabrice Laffont et Philippe Mansieux devaient créer un effectif de toutes pièces. Un contingent de 60 joueurs pour l’équipe Une et l’équipe réserve. «C’est un chantier immense de construire un effectif en partant de quasiment rien. On a pu se mettre au travail seulement quand on a eu la confirmation que c’était Fédérale 3, début mai. En repartant aussi bas, il n’y a qu’une petite dizaine de joueurs qu’on peut conserver alors que si on avait été en Fédérale 1, on aurait pu en conserver bien plus», explique Fabrice Laffont. Mais si le chantier était colossal, les nouveaux hommes forts du Stado ont bien avancé. Aujourd’hui, plus d’une vingtaine de joueurs ont donné leur accord au club. Parmi eux, deux anciens joueurs du Stado qui ont connu le monde professionnel : Ugo Croquet et Pierre Greyling. «De tous les joueurs qui nous ont donné leur accord, tous ont porté le maillot du Stado, que ce soit avec les Espoirs ou avec l’équipe Une», confie Fabrice Laffont. Une volonté de construire un groupe de joueurs et non de mercenaires. «Ugo nous a directement dit qu’il viendrait jouer au Stado pour aider le club parce que c’est son club de cœur. C’est une volonté de construire un effectif tarbais parce que ce qui s’annonce va être très dur, donc il ne faut pas des gens qui vont baisser les bras dès que ça devient difficile», prévient Dries Van Heerden.

Un nouveau duo d’entraîneurs

Aux manettes de cet effectif, deux anciens Tarbais également : Johan Paulet et Hans Grobler. Le premier, dans le staff la saison dernière en Nationale, sera en charge des arrières, quand le Sud-Africain sera lui en charge des avants. Un nouveau duo parti pour un projet sur quelques années. «On a eu plusieurs propositions mais on est parti sur eux. Johan, c’est comme une sorte de revanche sur sa première année de coaching. Hans était en contact avec nous et il avait la volonté de revenir dans la région et d’entraîner le club. On sait que ce sont deux entraîneurs surdiplômés pour entraîner en Fédérale 3. Mais ils vont incarner le projet.»

Un budget aux alentours de 500 000 €

Si l’aspect sportif a été l’un des principaux chantiers, l’aspect financier a bien occupé le temps des coprésidents. S’il est encore trop tôt pour présenter un budget définitif, le Stado devrait présenter un budget dépassant les 500 000 €. Un budget conséquent pour la Fédérale 3 qui s’explique notamment par la présence d’équipes de jeunes au club. «On a un budget élevé pour la Fédérale 3 parce qu’on garde les équipes de jeunes à haut niveau. Ce n’est pas un budget élevé parce qu’on veut prendre des mercenaires. À titre de comparaison, d’autres clubs de Fédérale 3, 2 ou 1 n’ont pas toutes les équipes de jeunes que l’on a nous. Quand d’autres ont des ententes, nous, on a nos propres équipes et ça coûte plusieurs dizaines de milliers d’euros par catégorie. C’est quelque chose qu’il faut prendre en compte», détaille Philippe Mansieux. De quoi viser la montée dès la première année. «On ne fait pas tout ça pour pérenniser le club à cet étage, loin de là, on vise la montée directe sinon on n’y arrivera jamais», poursuit Mansieux.

Un centre d’entraînement pour garder la formation

Des équipes de jeunes que les coprésidents ont eu à cœur de garder. «La formation, c’est l’identité du club et on va garder cette qualité de formation qui sert à tout le département», rappelle Dries Van Heerden. Pour cela, plus de centre de formation mais un centre d’entraînement. Un pôle dont Jean-Charles Laran aura la responsabilité. «C’est la même chose que le centre de formation qu’on avait mais on ne peut plus l’appeler comme ça parce qu’on n’a pas la labellisation de la Fédération. Donc on appelle ça un centre d’entraînement, mais pour les jeunes il n’y aura pas de différence. Ils continueront à évoluer dans les meilleures catégories», confie Fabrice Laffont.

Redevenir un club de ville

Avec ce nouveau cycle pour le Stado, les coprésidents ont aussi émis le vœu de redevenir un club de ville, de créer une expérience pour les supporters. «Il ne faut pas se leurrer, on n’est plus le grand Stado. Aujourd’hui, on a de la chance d’avoir beaucoup de bénévoles, d’avoir un club de supporters, mais il faut qu’on redevienne un club de ville. Peut-être que tout n’était pas fait comme il faut avant au club. Maintenant, on ne peut pas juste briller de par les résultats. Nous, on a envie de se rapprocher des gens et de créer une image conviviale.



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