Le 4 avril, un conducteur de 27 ans a essayé d’échapper aux gendarmes après avoir grillé un panneau stop, à Bagnères-de-Bigorre. Les forces de l’ordre ont poursuivi l’homme sur plusieurs kilomètres. L’automobiliste a pourtant tout tenté pour les semer : vitesse excessive, feux éteints, petites routes… Il a fini par se rendre et a été condamné, ce jeudi 21 mai, par le tribunal de Tarbes pour délit de fuite.
Il a essayé de semer les gendarmes, en vain. Le 4 avril dernier, dans la nuit du vendredi au samedi, un automobiliste de 27 ans commence par griller un stop rue du Castelmouly, à Bagnères-de-Bigorre. Il est 2 h 15 du matin dans cette zone artisanale déserte. Pas de chance pour le conducteur : une patrouille de gendarmerie postée près de l’intersection assiste à l’infraction. Les forces de l’ordre demandent à l’automobiliste de s’immobiliser. « Je crois qu’il y a quelqu’un qui nous suit », remarque d’abord le passager de la voiture coupable.
Les gendarmes allument le gyrophare : cette fois-ci, ils en sont bien certains, les gendarmes sont derrière. Le conducteur se lance alors dans une course-poursuite pour leur échapper. Il roule feux éteints, atteint 70 km/h dans cette zone limitée à 50, dérape dans les virages, manque de se chasser l’arrière de la voiture plusieurs fois. Les gendarmes s’accrochent, mais la poursuite est difficile sur cette route qui n’est pas goudronnée. Après avoir fait deux fois le tour de la zone, et sur les conseils de ses passagers, le mis en cause finit par s’arrêter. « Je ne me suis pas arrêté car je n’ai pas le permis et j’ai vu », explique-t-il depuis l’habitacle, vitre baissée.
Déjà un bracelet électronique
En plus de ne pas avoir le permis, le fou du volant a 0,84 mg d’alcool par litre d’air expiré et il a emprunté la voiture d’un ami. Ce jeudi, convoqué par le tribunal de Tarbes, il était invité à se défendre. Son casier judiciaire, avec 21 mentions notamment pour délit de fuite et conduite sous l’empire de l’alcool, ne joue pas en sa faveur. « Pourquoi vous conduisez sans permis », lui demandent les gendarmes. « Bonne question », répond le jeune homme, « irrévérencieux », selon la magistrate. « En janvier 2026, lors de votre dernière condamnation, vous avez été contraint à un bracelet électronique. C’était une preuve de confiance du tribunal », se désole la même magistrate.
« Il a fait des efforts de réinsertion, mais il n’a pas les règles de la société et n’a pas l’intention de s’y soumettre. La preuve, il prend les choses avec beaucoup de légèreté », regrette à son tour la procureure. « Il a conscience qu’il aurait dû s’arrêter et il ne l’a pas fait. Il se met en danger lui-même avant de mettre les autres en danger. Il ne veut pas revenir à Bagnères de peur de rechuter à cause de ses fréquentations », insiste son avocate. À la barre, le prévenu ne dit pas un mot. De toute façon, c’est la cour qui a le dernier mot pour lui, enfin, les derniers : sept mois de prison.


