Un homme âgé de 50 ans a été reconnu coupable de plusieurs viols sur des adolescentes par la cour criminelle des Hautes-Pyrénées ce mercredi 16 octobre 2024 après trois jours de procès à huis clos.
L’affaire de Matthieu A., un homme de 50 ans originaire de Côte d’Ivoire, s’est soldée par une condamnation à 14 ans de réclusion criminelle par la cour criminelle des Hautes-Pyrénées.
Les faits reprochés à cet homme se sont produits de 2011 à 2019. Il avait été mis en examen et incarcéré fin 2021 à l’issue d’investigations menées par la compagnie de gendarmerie de Tarbes.
L’enquête avait débuté en 2020. Une jeune femme avait, en effet, écrit au procureur de la République de Tarbes afin de dénoncer le viol dont elle avait été victime de la part d’un chauffeur de bus alors qu’elle avait 15 ans.
Cet ancien chauffeur de bus à Tarbes a été reconnu coupable de viols sur trois adolescentes âgées de 15 à 18 ans dans les communes de Tarbes, Bours et Barbazan-Debat. Il utilisait des croyances en des esprits et des pratiques de sorcellerie pour manipuler ses victimes, cherchant à exercer une emprise psychologique sur elles.
Il nie les faits
Malgré la gravité des accusations et les témoignages des victimes, Matthieu A. a continué de nier les faits tout au long de son procès. L’avocat général avait requis 14 ans de réclusion avec une période de sûreté de huit ans, mais la cour criminelle a finalement prononcé une peine comprenant sept années de sûreté. Des mesures complémentaires ont également été imposées, notamment un suivi socio-judiciaire avec injonction de soins, une interdiction d’entrer en contact avec les victimes, ainsi que l’interdiction d’exercer une activité en contact avec des mineurs.
Une emprise psychologique
L’avocat de l’une des parties civiles, Me Stéphane Jaffrain, a souligné auprès de nos confrères de France Bleu Béarn Bigorre l’emprise psychologique que l’accusé exerçait sur ses victimes, exploitant leur vulnérabilité à travers des récits de sorcellerie.
Quant à l’avocat de la défense, Me Joseph Mesa, toujours auprès de nos confrères de France Bleu Béarn, il a évoqué la possibilité de faire appel, soulignant que son client plaide son innocence depuis le début et conteste la base des accusations.


