Festival Equestria : on a vu « Prohibé » de la compagnie Jehol, une création audacieuse saluée par une foule enthousiaste

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On a assisté au spectacle « Prohibé », proposé par la compagnie Jehol jusqu’à la fin de la semaine sous le chapiteau d’Equestria. Entre scénographie immersive, jeux d’ombres et numéros de voltige maîtrisés, la troupe offre une représentation réussie et très appréciée du public.

Il suffisait de voir les yeux écarquillés dans les gradins et d’entendre les salves d’applaudissements pour comprendre que la magie avait opéré. À l’affiche jusqu’à la fin de la semaine, le spectacle Prohibé de la compagnie Jehol a conquis le public lors de sa seconde prestation ce mercredi 22 juillet. Entre un dispositif scénique qui surprend dès l’entrée et des prouesses équestres saluées par une foule enthousiaste, le pari est réussi.

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Une plongée dans un univers mystique

Dès l’entrée sous le chapiteau, la curiosité du public est piquée par une mystérieuse bâche installée au centre de la piste. La scène est coupée en deux, scindant les gradins en deux blocs distincts. Si la disposition peut surprendre au premier abord, l’intention devient vite évidente : la toile sert d’écran géant à un jeu de lumière particulièrement maîtrisé.

La bâche permet à la fois de poser le décor en diffusant des visuels d’ambiance et de servir de support à des jeux d’ombres chinoises. De chaque côté de la séparation, les cavaliers évoluent dans un travail de symétrie minutieux. L’idée est originale, parfaitement exécutée et offre des tableaux visuels d’une belle poésie.

Les projections s’étendent jusque sur les parois supérieures du chapiteau pour envelopper le spectateur dans un univers singulier où l’on se laisse facilement porter. L’immersion est par ailleurs renforcée par la présence de deux musiciens installés à chaque extrémité de la piste, dont les notes accompagnent avec justesse cette atmosphère un brin mystique.

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Un public conquis par la performance

Sur le fond, la création s’articule autour d’une réflexion sur le rapport entre l’homme et l’animal. “Qui de l’homme et du cheval exploite l’autre ?”, s’interroge ainsi la troupe. Si le fil conducteur peut sembler un peu conceptuel sur le papier, il est amené avec suffisamment de poésie pour embarquer facilement le public.

C’est toutefois la prestation des cavaliers et de leurs montures qui finit de convaincre. La représentation fait la part belle à la voltige équestre, enchaînant des numéros aux tonalités très variées, parfois légers et joyeux, parfois plus puissants et solennels. Les figures, réalisées avec une réelle passion, impressionnent par leur technicité tout en laissant transparaître la complicité entre les artistes et leurs bêtes.

Le travail de dressage ne laisse pas non plus les spectateurs indifférents. Qu’il s’agisse des séquences réunissant six chevaux simultanément sur la piste ou des passages en solo sur des montures imposantes, la maîtrise technique est irréprochable. Saluées par de chaleureux applaudissements, ces démonstrations ont fait oublier jusqu’à la chaleur étouffante régnant sous la toile, laissant un public visiblement conquis.

Informations pratiques :

Dates : Du mardi 21 au dimanche 26 juillet, à 17h30
Lieu : Sous le chapiteau
Durée : 1h15
Public : Tout public (placement libre)
Tarifs : 27 € (plein tarif), 23 € (tarif réduit), 19 € (tarif enfant, 4 à 12 ans), gratuit pour les moins de 4 ans (sur les genoux d’un accompagnateur)



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