Pascal Claverie est revenu sur les lieux où un père de famille a été agressé par une bande de jeunes ivres, après avoir porté secours à une femme au sol, victime d’un malaise. Le maire rappelle que la police est présente sur le quartier et que les moyens humains et matériels vont être renforcés. Quant au commissariat, deux sites sont visés. Voici tout ce qu’il faut savoir.
Émotions, indignation et réactions après ce nouveau fait divers sur le quartier festif mais sensible de l’Arsenal. C’est là en fin de nuit de samedi à dimanche qu’un père de famille de 41 ans, qui venait de passer une soirée avec sa femme, son fils et sa compagne, a été violemment agressé par une bande de jeunes. Ces derniers lui sont tombés dessus alors que la victime portait assistance à une jeune femme au sol, en proie à un malaise, devant un commerce de burger. S’en est suivi un déluge de coups par des jeunes toujours plus nombreux, jusqu’à l’intervention, rapide, de la police dont les gyrophares ont dissuadé les agresseurs.
« La police est présente sur ce quartier »
Au lendemain de la publication de ce nouveau fait divers qui a suscité une vive émotion, le maire de Tarbes, Pascal Claverie, et son adjoint à la sécurité, Selim Dagdag, ont tenu à réagir. « Le maire et la police sont mobilisés sur l’Arsenal, a rappelé d’emblée le premier élu. Samedi, ce père de famille a accompli un geste héroïque avant que des jeunes, ivres, ne l’attaquent. Présente sur le quartier, la police est arrivée et a fait cesser ces agissements. La police m’a réveillé et j’ai été tenu informé. Je tiens à saluer le geste de ce monsieur. Les polices nationale et municipale travaillent ensemble et sont prêtes à agir sur ce quartier au moindre appel. Ces gestes ne resteront pas impunis. L’un des auteurs principaux a été interpellé, un autre identifié et sera convoqué dans les jours à venir. Je réclame la plus grande sévérité. Ivres et lâches, ces jeunes salissent la ville et sa jeunesse. »
Le maire déplore que sur cette zone, on ne recense que sept caméras. « Nous avons commandé un nouveau centre de supervision urbaine qui collectera les images des 150 caméras que nous allons déployer sur toute la ville, et donc ici, avec la possibilité de monter à 200. Quatre agents vont être embauchés pour ce CSU, de la formation est aussi prévue. Sans oublier la prévention, avec les Étoiles des Pyrénées qui assureront un rôle de vigie dans les prochaines semaines. »
Vers une fermeture prématurée de certains établissements ?
Autre dossier qui revient et agite sur cette thématique sécuritaire, le futur commissariat. « C’est un dossier de l’État à 15 M€ qui ne peut arriver d’un coup de baguette magique. J’y travaille en concertation avec le préfet. La volonté absolue c’est que le commissariat reste à Tarbes. » Deux scénarios sont à l’heure actuelle en balance pour son implantation : un sur l’Arsenal, un autre sur Solazur. « Il est hélas à craindre que d’autres faits divers de cette nature ne se produisent. On ne peut pas mettre un cordon de sécurité sur les 120 km de route à Tarbes. On agit pour que la police soit présente sur ce quartier. La sécurité est un travail quotidien, jour et nuit, mais aussi de fond. Nous allons aussi lancer une étude juridique pour fermer plus tôt les établissements privés à proximité desquels surviennent ces actes. »
Le maire tient aussi à couper le pied à toute récupération politique de cette agression. « Je ne veux pas que le RN joue sur les peurs. J’invite d’ailleurs chacun à regarder l’état de sécurité déplorable dans les communes dirigées par le RN. La sécurité n’est pas une question d’étiquette. Les Tarbaises et les Tarbais ont droit à la sécurité et nous devons les protéger, sans calcul politique. Nous nous y engageons. »


