Recherchant un refuge pour la nuit, un homme sans domicile fixe a tenté de s’introduire dans un EHPAD de Lannemezan à l’aide d’une plaque d’égout avant d’insulter les gendarmes. Jugé ce lundi 27 devant le tribunal de Tarbes, le prévenu est revenu sur cette nuit de mai et sur son parcours personnel, avant d’être condamné à quatre mois de prison ferme.
Ce lundi 27, le tribunal correctionnel de Tarbes jugeait un homme de 63 ans poursuivi pour tentative d’effraction et outrage à agent. À la barre, le prévenu est revenu sur les événements de la nuit du 31 mai et sur les raisons qui l’ont amené devant la justice.
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Interpellé devant l’EHPAD
L’homme a été interpellé à 5 heures du matin devant un EHPAD de Lannemezan. C’est l’établissement qui a contacté les gendarmes alors que le mis en cause, très alcoolisé, tentait de s’introduire dans les lieux en brisant les vitres avec une plaque d’égout. “Je ne savais pas où dormir. Je voulais casser la vitre, je mourrais de froid”, s’est justifié l’intéressé à la barre du tribunal.
N’arrivant pas à entrer, il a fini par renoncer et s’est couché devant la porte, trempé par la pluie. Lors de l’intervention des gendarmes, l’homme s’est emporté et les a violemment insultés : “Fils de pute, va te faire enculer”. Tout en exprimant ses regrets à l’audience, l’homme s’est dit excédé d’avoir été dérangé alors qu’il cherchait désespérément le sommeil. “C’est la rue qui m’a rendu comme ça…”
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Vingt mentions au casier judiciaire
À la rue depuis vingt ans, cet homme de 63 ans affiche déjà vingt mentions à son casier judiciaire, dont 4 pour exhibition sexuelle. Sorti de détention en début de l’année, il venait de terminer une cure en mai à Lannemezan. Pourtant, le prévenu a reconnu avoir consommé deux litres de rosé avant son arrestation. “Il n’y a que des alcooliques dans la rue. Quand j’y retourne, je redeviens alcoolique”, explique-t-il.
Placé sous curatelle, le prévenu porte un regard sombre sur sa situation personnelle. “Je n’ai pas d’argent, je n’ai pas d’avenir. Que me reste-t-il ? Le suicide.” L’expertise médicale n’a révélé aucun trouble psychiatrique susceptible d’altérer son discernement lors des faits.
Le tribunal a finalement reconnu l’homme coupable et l’a condamné à quatre mois de prison ferme, ainsi qu’à des amendes pour indemniser les gendarmes. Détenu depuis le 1er juin, le prévenu repart donc en cellule.


