Patron de pizzeria, hôtelier, buraliste pendant près de vingt ans et figure du commerce tarbais, Michel Nogué a fait de la revitalisation du centre-ville sa priorité. Le nouvel adjoint au commerce veut convaincre les habitants de revenir en ville, lutter contre les vitrines vides et attirer de nouvelles enseignes.
Un ancien commerçant adjoint au commerce ? Difficile d’imaginer un profil plus taillé pour le poste ! Le commerce, Michel Nogué y est tombé tout petit, un peu comme Obélix dans la potion magique. Ses parents y ont sué toute leur vie comme employés et lui en ont donné le goût.
« Ma vie, c’est du commerce mais c’est aussi un roman », s’amuse à souligner cet homme au sourire malicieux et à la bonne humeur communicative, ce qui ne l’empêche pas de dire ce qu’il pense et d’affirmer ses convictions.
Lui, le Tarbais né au Foirail et élève à l’école Arago, a osé devenir patron à 26 ans. La pizzeria Le Radis Noir rue Abbé-Torné, l’hôtel Amys route de Lourdes, c’est lui.
Buraliste pendant près de 20 ans, il a même été président du syndicat départemental des débitants de tabac et vice-président régional et national !
Une opportunité pour croiser du beau monde en haut lieu et se construire un solide carnet d’adresses.
« Mais, surtout, j’ai beaucoup travaillé. Ma vie c’est aussi de l’engagement, car je suis très soucieux des personnes qui travaillent tous les jours mais qui, malgré leurs efforts, ont du mal à boucler les fins de mois ».
Un engagement qu’il a poursuivi comme président de l’office municipal des sports sous la précédente mandature puis comme adjoint au commerce. Depuis que Pascal Claverie a été élu maire en mars dernier, Michel Nogué n’a qu’une obsession : « Il faut redonner le goût aux Tarbais et Haut-Pyrénéens de revenir au centre-ville » en créant des animations comme les samedis piétons qui ont été « musclés » ou en réalisant des aménagements comme des ombrières crochetées rue Brauhauban en partenariat avec la boutique de créateurs Les Petites Fourmis.
« Lutter contre la vacance commerciale »
Pour l’élu, les premières mesures « chocs » envoient un signal positif : le renforcement de la sécurité, l’heure de stationnement gratuit en surface et dès la rentrée les deux heures supplémentaires dans les parkings couverts de Brauhauban et de Verdun pour les consommateurs des commerces adhérents de l’association « Tellement Tarbes ». Michel Nogué entend aussi agir sur « l’attractivité » du centre-ville en luttant contre la vacance commerciale : « Très bientôt, je vais réunir les bailleurs indépendants pour les inciter à baisser leurs loyers. Trop de locaux restent vides à cause de demandes de loyer trop élevées ».
Il souhaite aussi « diversifier l’offre commerciale » en privilégiant les commerces indépendants, mais sans oublier non plus les grandes enseignes pour qui le centre-ville serait « un excellent moyen de se faire de la publicité ».
À ce sujet, il se réjouit que « deux enseignes de parfumerie veulent revenir en centre-ville » après le départ remarqué d’une concurrente. « Je me battrai pour le commerce jusqu’à mon dernier souffle. J’espère pouvoir y arriver. C’est un gros challenge quand on connaît la situation très difficile du centre-ville » déclare encore Michel Nogué.


