« Je ne bois jamais, je n’aime pas ça, et là… » Après une altercation avec sa compagne en fin de nuit, il s’en prend violemment aux policiers

Date:


l’essentiel
Une floppée d’injures, des coups et une rébellion. Alors qu’ils intervenaient pour mettre fin aux violences, verbales au moins, entre un jeune et sa compagne, les policiers municipaux ont été les victimes du courroux de ce Tarbais qui a été jugé en comparution immédiate au lendemain des faits.

Ce jeune Tarbais le concède : « L’alcool ne lui réussit pas. Je n’en bois jamais. Je n’aime pas ça. C’est pour ça que ça s’est mal passé. Je voulais rentrer, elle non. Et la tension est montée. » D’abord la violence des mots, puis ensuite des gestes (des cheveux tirés et un coup au visage) selon le procès-verbal dressé par les forces de l’ordre, un équipage de la police municipale qui intervient pour mettre fin à l’altercation, ce dimanche vers 4 h 30 du matin, à la sortie d’une discothèque de l’Arsenal. S’ensuivra une « bordée d’injures et des menaces à l’encontre des forces de l’ordre », dont l’un d’eux conserve des traces.

Interpellé, l’homme, qui travaille dans une jardinerie, présente un taux d’alcool d’un peu moins d’un gramme par litre de sang. Il reconnaît une attitude « totalement pitoyable et la regrette. C’est parce que j’ai bu, ce qui m’arrive jamais. Surtout que je commence à me sortir de tout ça. On se criait dessus et c’est pour ça que les policiers sont intervenus. Mais je ne lui ai pas mis de coup. » Un comportement « désagréable » confirmé par la victime mais qui conteste avoir « reçu le moindre coup ».

Défendant l’un des policiers, Me Balespouey rappelle que les deux policiers qui ont déposé décrivent une scène où « vous l’avez saisie par les cheveux, secouée et donné un coup. Quant aux invectives, elles ont duré jusqu’à votre arrivée au commissariat. » Le procureur pointe, lui, « une mémoire opportunément sélective » et rappelle « le dévouement des forces de l’ordre qui ne sont pas là pour se faire insulter, injurier, menacer ou frapper. » Et de requérir huit mois d’emprisonnement avec mandat de dépôt.

Pour la défense, Me Bernes-Cabane rappelle que le mis en cause « aime profondément sa compagne, qu’il s’investit auprès de son fils à elle et qu’il se sort de cette vie en lien avec les stupéfiants. S’il a été violent avec elle avec les mots, il n’a pas porté de coups. Il reconnaît les violences envers les policiers, des propos désagréables qu’il regrette. Mon client présente des garanties de représentation, il peut réaliser des TIG, des mesures alternatives à la prison, compte tenu de la surpopulation carcérale à Tarbes. » Des vœux entendus par le tribunal qui le condamne à sept mois d’emprisonnement aménagé sous détention à domicile avec surveillance électronique, une obligation de travailler et d’indemniser les parties civiles.



Lien source

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Partager la publication :

S'abonner

spot_imgspot_img

Populaire

Plus d'articles similaires
Related