C’est la fin d’une saga de près d’un mois. Après sa disparition le 9 juillet dernier, Lou, le ara bleu du centre équestre La Chevauchée du Bois à Ibos, est de retour parmi les siens. Un retour rendu possible grâce à la mobilisation des nombreuses personnes qui se sont investies pour le retrouver. La présidente du centre, Valérie Anso, revient sur cette mésaventure, partagée entre gratitude et colère.
Le 9 juillet dernier, Lia et Lou, les deux perroquets du centre équestre La Chevauchée du Bois, disparaissaient après que leur cage eut été forcée. Si la femelle, Lia, avait été retrouvée trois jours plus tard, il a fallu attendre près d’un mois pour avoir des nouvelles du mâle, aperçu le week-end dernier à Juillan. Lou a finalement pu être récupéré ce mercredi 5 août, au parc Bel-Air à Tarbes, à 8 km à vol d’oiseau et c’est le cas de le dire, par sa propriétaire Valérie Anso.
« Je remercie énormément les gens »
Le premier sentiment qui traverse Valérie est la reconnaissance. Tout au long du mois, les témoignages, appels et messages se sont multipliés. « Je remercie énormément les gens. Ils ont été super gentils. Dès qu’ils avaient quelque chose, ils m’envoyaient un message. J’ai été impressionnée par toute cette solidarité. »
La délivrance est venue d’une habitante et de son fils qui se rendaient chez le médecin. En apercevant le perroquet dans le parc Bel-Air, ils ont aussitôt prévenu Valérie. Le fils, Teddy, est ensuite resté sur place pour l’attendre et l’aider à récupérer Lou. « C’est grâce à eux que j’ai réussi à le retrouver » insiste-t-elle, encore émue.
La fin d’un long calvaire pour Lou
Pour Valérie Anso, le parcours de son perroquet est d’autant plus impressionnant qu’il n’avait jamais réellement volé auparavant. Quatre jours avant d’être retrouvé au parc Bel-Air, il avait été aperçu à Juillan. « Juillan – parc Bel-Air, c’est énorme pour lui » souligne-t-elle. Habitué à vivre en captivité, Lou a pourtant réussi à survivre seul pendant plusieurs semaines dans un « environnement hostile ».
Ce long voyage combiné à une période de captivité éprouvante a toutefois laissé des traces. Très affaibli, le ara s’est fait arracher par ses bourreaux la quasi-totalité des plumes de sa queue. Désormais suivi par un vétérinaire, il reste sous surveillance, notamment en raison d’un risque d’abcès, et doit se reposer. « Un jour de plus et ce n’était pas bon » estime la directrice du centre.
Les retrouvailles avec Lia
Au-delà de son état de santé, Valérie Anso attendait avec impatience les retrouvailles entre les deux aras. Séparés depuis près d’un mois, leurs retrouvailles ont déclenché une scène attendrissante : « Elle lui a fait un super câlin » raconte-t-elle. « Elle sautait partout, elle voulait jouer avec lui, mais le pauvre il n’en pouvait plus, il avait besoin de se reposer ».
Une enquête qui se poursuit
Si le soulagement l’emporte aujourd’hui, Valérie ne compte pas tourner la page. Convaincue que Lou a été retenu pendant plusieurs semaines avant d’être relâché, elle entend bien obtenir justice : « Je ne lâcherai pas. Je veux savoir qui a fait ça. On ne peut pas faire subir ça à des animaux. Il faut respecter les gens, il faut respecter les animaux » s’exclame-t-elle. La balle est à présent dans le camp des gendarmes, en charge de l’enquête.


