Florian Hourdou, nouvel adjoint de proximité du quartier sud-est de Tarbes depuis mars, s’engage à écouter et répondre aux besoins des habitants. Son envie de recréer du lien, d’aider les Tarbais et de vouloir faire corps avec la municipalité semblent être sa plus grande force pour les six ans à venir.
Quand Florian Hourdou ouvre la maison de quartier du quai de l’Adour – son bureau en tant qu’adjoint -, ce dernier dit se sentir pas mal à l’étroit. « Mon véritable bureau, c’est le terrain ! », exulte ce dernier. Le quartier sud-est, l’homme de 39 ans le connaît bien. Pour cause, cela fait plus de 20 ans qu’il y habite. « J’y suis arrivé d’Ossun à 18 ans, pour commencer ma vie professionnelle. Depuis je n’ai pas bougé », raconte-t-il. En mars dernier, Florian Hourdou est devenu le nouvel adjoint de proximité en charge du quartier sud-est.
Celui-ci regroupe administrativement les quartiers Marcadieu, de l’Ormeau-Figarol, des Castors, du Vignemale, du Foirail ou encore du Mouysset. Une large zone qui comprend le Caminadour et dont la sociologie des habitants est plutôt âgée. « Les habitants tiennent au calme, à la propreté et à la préservation de leur cadre » se soucie l’élu. Avec la joie de vivre imprégnée sur son visage, il aime les gens, l’esprit d’équipe, le rugby et surtout les débats.
C’est au sein du groupe Débats et sondages 65, puis à Tarbes avenir, qu’il s’en rend compte. Il accompagne dans cette aventure son ami et collègue de l’auto-école associative Mob 65, Michaël Ducrocq. Contrairement à ce dernier, il ne connaît rien à la politique, mais il « accroche direct » avec la « personnalité » de Pascal Claverie lorsqu’il le rencontre. « J’ai adhéré à son projet pour que la ville évolue », explique Florian Hourdou.
« La plupart des bonnes idées viennent des Tarbais eux-mêmes »
« J’ai passé ces six dernières années à discuter avec les habitants et à me rendre compte que lorsqu’on laisse chacun s’exprimer, la plupart des bonnes idées politiques viennent des Tarbais eux-mêmes », se souvient l’adjoint de quartier. Désormais en poste, il ne veut rien lâcher de cette conviction : « Pascal nous fait confiance, je peux pleinement travailler à la concrétisation des idées des habitants. Je veux pouvoir me déplacer à l’adresse même des problèmes. »
La proximité, c’est là où le directeur adjoint de Mob 65 se sent le plus à l’aise. Sa mission principale : continuer à écouter et répondre aux « problématiques du quotidien » des Tarbaises et Tarbais du sud-est. Pour cela, il peut compter sur le reste de la municipalité : « Ce qui m’a le plus surpris de l’intérieur c’est la réactivité des services. Que ce soit pour mettre des plots avenue de la Marne, remplacer un lampadaire sur le Caminadour ou pour régler des problèmes liés à la propreté, je travaille avec mes collègues élus, les directeurs des services correspondants et ça marche. C’est vraiment un travail d’équipe ! », se réjouit l’amateur de rugby. Idem dans son idée de recréer du lien : « Il y a plein d’animations à organiser, que ce soit des belotes, des lotos, des soirées dansantes… Je veux aussi inciter tout le monde à s’emparer de la fête des voisins. »
« Si je ne peux pas aider je veux pouvoir l’expliquer »
« J’ai l’impression d’avoir des yeux et des oreilles partout, poursuit Florian Hourdou. La dernière fois des habitants ont constaté des branches d’arbres envahissantes sur la chaussée, qui compliquaient même le passage des secours… regardez deux jours plus tard. » L’adjoint s’est saisi de son téléphone pour montrer sa page Facebook, où il met fièrement en avant les arbres coupés et la route dégagée. Idem avec les dépôts sauvages, « même si on a un vrai problème là-dessus, ils ne font que réapparaître. »
M. Hourdou ne veut surtout rien promettre : « Je veux faire du mieux que je peux. Si je ne peux accéder aux requêtes je veux pouvoir l’expliquer. Mais je ne peux m’engager à régler tous les problèmes du quartier. » Michaël Ducrocq, directeur de Mob 65 – avec qui l’élu de quartier entretient une « vraie connexion » depuis 17 ans qu’il est arrivé dans l’association – le dit lui-même : « Les gens peuvent compter sur Florian pour être le plus disponible possible. Il est comme ça depuis que je le connais. Il aide ses proches, ses voisins… » Ce n’est sûrement pas pour rien qu’il aide depuis si longtemps les Tarbais en difficulté à passer le permis de conduire. Reste à voir si la vie politique lui permettra d’en faire de même.


