Bagnères-de-Bigorre. Un cheval, des souvenirs et la mémoire des villages

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Le cheval est immobile, à l’écart. Il porte sur ses flancs les souvenirs d’un monde de fête. Sur les panneaux, il y a les jeunes qui se sont mis en scène dans leurs espaces de fête ou lors de temps précis, les bals et carnavals qui perdurent : en autoportrait au vampire, en tête de fleur, en juge de Carantran lors de sa mise à feu à Pouzac.

Il y a ces fêtes qui s’affichent sur les murs et panneaux municipaux et qui y restent comme des souvenirs à ne pas oublier. Alice a visité les réserves de la cavalcade, photographié les rouleaux de toutes les couleurs destinés à fabriquer des fleurs en papier crépon, supplantant les vraies. Dans ses balades à travers la ville, elle a déniché un char abandonné, silencieux et un peu triste, contrastant avec le cheval fier qui se dresse dans la prairie comme le gardien des images et des souvenirs.

Les 25 salles des fêtes de la CCHB ont fait l’objet d’une attention particulière dans Leporello, un livre d’images qui se déploie, libérant des lieux que l’évolution architecturale distingue tout en révélant discrètement certains us et coutumes des habitants.

Chaises empilées à Lesponne, lorsque la musique s’arrête et que le piano se fait silencieux à Campan. Une rampe d’accès à Trébons délimite l’espace scénique. Au mur, un trophée de sanglier à Lies suggère que l’on est sur le territoire des chasseurs, tandis qu’à Labassère, on se dit que les sportifs sont nombreux au village pour exposer les coupes gagnées.



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