L’organisation syndicale Un1té FSMI-FO Hautes-Pyrénées alerte et dénonce sur l’urgence d’obtenir un nouveau commissariat fonctionnel à Tarbes. Nicolas Cabos fait le point sur ce dossier qui n’avance pas.
Depuis quatre ans, le syndicat Un1té FSMI-FO 65 alerte sans relâche les pouvoirs publics sur la nécessité urgente d’un nouveau commissariat fonctionnel pour le département sur la ville de Tarbes. Malgré leurs multiples interventions, le constat reste amer : « rien n’a avancé ». La situation actuelle, où l’accueil des citoyens est jugé inadmissible, l’état sanitaire des locaux médiocre, et les conditions de sécurité et de travail des policiers de plus en plus précaires, pousse l’organisation syndicale à intensifier ses efforts.
Nicolas Cabos, secrétaire départemental d’Un1té FSMI-FO 65 et vice-président de la Commission Locale d’Action Sociale (C.L.A.S.) des Hautes-Pyrénées, explique cette démarche avec fermeté : « Durant tout ce temps, que s’est-il passé ? Rien ! » Fort de cette insatisfaction, Un1té des Hautes-Pyrénées a récemment saisi les élus locaux, tant de l’agglomération que du département. Pour la première fois, certains élus commencent à répondre à cet appel.
Des soutiens politiques qui se concrétisent
Parmi les premières réponses reçues, celle du maire de Séméac, Philippe Baubay, se démarque par une proposition concrète. Sensible aux conditions dégradées des citoyens et des policiers, et connaissant les lieux pour les avoir visités à plusieurs reprises, Philippe Baubay a proposé lors d’une rencontre en mairie avec le syndicat un terrain sur sa commune. Ce site, idéalement situé près du périphérique de Tarbes, pourrait accueillir le nouveau commissariat tant attendu, répondant ainsi aux besoins des agents et des usagers.
Le préfet des Hautes-Pyrénées, Jean Salomon, a également répondu au syndicat, rappelant l’attachement du maire de Tarbes à maintenir le commissariat sur sa commune. Néanmoins, Jean Salomon reconnaît la pertinence du projet de construction d’un nouveau commissariat et précise avoir exploré plusieurs sites pour répondre aux attentes exprimées par les forces de l’ordre et les citoyens.
Enfin, la mairie de Soues, représentée par Danièle Coronado, a exprimé son soutien dans un courrier où elle souligne le manque d’adaptation des locaux actuels aux besoins modernes des agents de police et des usagers. Mme Coronado propose même de réserver des parcelles au sein de la Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) du Parc de l’Adour. Ce projet, ambitieux et moderne, vise à offrir des infrastructures capables de répondre aux attentes actuelles et futures des services de police.
L’appel à la mobilisation
Pour Nicolas Cabos, ces réponses montrent une prise de conscience encourageante, mais il appelle à une mobilisation concertée : « Une prise de conscience collective pourrait faire aboutir ce projet, mais seulement si tous les élus poussaient dans le même sens… »
Le syndicat reste attentif et déterminé à suivre de près les avancées, espérant que ce soutien politique se traduira bientôt en actions concrètes pour un commissariat moderne, fonctionnel et adapté aux enjeux de sécurité publique dans le département.



