Deux petits séismes ont été enregistrés samedi 2 et dimanche 3 novembre à la limite des Hautes-Pyrénées et des Pyrénées-Atlantiques par le réseau BCSF-renass.
Ce week-end, deux légers tremblements de terre ont été enregistrés dans les Pyrénées, aux confins des Hautes-Pyrénées et des Pyrénées-Atlantiques, par le Bureau Central Sismologique Français – Réseau National de Surveillance Sismique (BCSF-Rénass). Ces événements sismiques de faible magnitude, bien que n’ayant causé aucun dégât, ont permis de rappeler la vigilance et la rigueur de surveillance des réseaux sismiques en France.
Premier séisme : 2 novembre 2024, Pic du Balaitous

Le premier séisme a eu lieu le samedi 2 novembre à 14h58 heure locale. Avec une magnitude de 1,3 sur l’échelle de Richter, cet événement a eu son épicentre au niveau du Pic du Balaitous, une zone montagneuse située entre les communes de Gavarnie, Gèdre et le Pic du Ger dans les Hautes-Pyrénées, ainsi qu’à proximité des villages d’Urdos, Borce et Lescun dans les Pyrénées-Atlantiques. Ce léger séisme, localisé en surface (profondeur de 0 km), a eu les coordonnées géographiques suivantes : latitude 42.83° et longitude -0.28°. Le BCSF-Rénass a noté cet événement parmi les nombreuses secousses naturelles de faible intensité qui caractérisent cette région pyrénéenne.

Deuxième séisme : 3 novembre 2024, Soum de Bassia du Hoo

Un deuxième tremblement de terre, d’une magnitude légèrement plus élevée de 1,7, a été enregistré tôt ce matin du dimanche 3 novembre, à 6h16 heure locale. L’épicentre de ce séisme a été localisé autour du Soum de Bassia du Hoo, une autre zone de montagne près de Cauterets, Estaing, et Arrens-Marsous dans les Hautes-Pyrénées, ainsi qu’à proximité de la station de ski de Gourette dans les Pyrénées-Atlantiques. Ce séisme a été localisé à une profondeur de 5 km, aux coordonnées de latitude 42.89° et longitude -0.27°.

Surveillance continue et Rôle du BCSF-Rénass
Ces événements ont été enregistrés par le BCSF-Rénass, une entité essentielle de la surveillance sismique en France métropolitaine. Basé à Strasbourg et géré par l’École et Observatoire des Sciences de la Terre (EOST), le BCSF-Rénass est responsable de l’observation de l’activité sismique nationale et frontalière. En outre, l’organisme joue un rôle clé dans la discrimination entre la sismicité naturelle et celle induite par les activités humaines (exploitations minières, géothermie, explosions, etc.), ainsi que dans la diffusion des paramètres des sources sismiques tels que l’hypocentre et les magnitudes.
La Région des Pyrénées : Une zone sismiquement active
Les Pyrénées, bien que n’atteignant pas l’intensité sismique de certaines zones comme les Alpes, restent une région active en termes de tremblements de terre. La proximité des plaques tectoniques et la structure géologique de la chaîne pyrénéenne expliquent en partie cette activité. Les deux secousses enregistrées ce week-end s’inscrivent dans cette dynamique et rappellent l’importance d’une surveillance continue pour anticiper et mieux comprendre les mécanismes sismiques de cette région.


