La Poste va fermer le bureau de Poste Pradeau à Tarbes dès le 31 août. À partir du 16 septembre, les bureaux de Poste de Séméac, Juillan et Laloubère vont voir leurs horaires diminuer. Un rassemblement est prévu ce lundi 3 juin à Tarbes.
La Direction de La Poste accélère le développement de son « plan stratégique ». « Son but : baisser le rideau de vos bureaux de Poste au nom de la rentabilité, sans tenir compte des besoins des usagers », explique Florence Maisonnave, la secrétaire générale de la CGT-FAPT 65.
La Poste a annoncé, en effet, la fermeture définitive du bureau de Poste de Tarbes Pradeau à compter du 31 août 2024.
« La disparition du bureau de Pradeau aurait pour conséquences :
- 15 minutes à pied pour se rendre au bureau de Tarbes-Jaurès (en face de la mairie), destiné à un public plus « autonome » : seuls 3 guichets existent, le reste des opérations se fait via des smartphones et les automates,
- Un éloignement inadmissible du service postal et du conseil bancaire, la disparition du distributeur de billets (il ne resterait plus que les distributeurs place Jean Jaurès),
- Le samedi, un seul bureau sera ouvert à Tarbes : celui de Tarbes Jaurès », explique Florence Maisonnave.
Le bureau de Poste de Tarbes Pradeau est un bureau de proximité, disposant d’un accueil physique pour les populations qui en ont le plus besoin.
Ça bouge à Séméac, Laloubère et Juillan dès le 16 septembre
Dans la périphérie de Tarbes, les bureaux de Poste de Séméac, Laloubère et Juillan verront leurs horaires d’ouverture diminués du lundi au vendredi (actuellement 9h-12h/13h30-17h contre 9h-12h/14h-16h30), à partir du 16 septembre 2024.
Les horaires d’ouverture du samedi restent inchangés.
« La Direction de la Poste justifie cette décision pour « harmoniser les horaires d’ouverture au niveau national… ». Évidemment, elle ne tient pas compte des taux de fréquentation de ces bureaux et n’assume pas son objectif de productivité au détriment du service public rendu aux usagers. La Poste, avec l’approbation et la complicité de l’État (actionnaire de la Caisse des Dépôts et Consignations), est en marche pour la destruction du service public postal et bancaire. Si nous laissons faire, l’égalité des citoyens devant le droit universel à la communication ou à l’accessibilité bancaire ne sera plus qu’un souvenir », explique Florence Maisonnave.
La CGT affirme que les conditions indispensables au dynamisme et au développement d’un territoire sont la proximité et l’efficacité des services publics, un maillage et des horaires élargis, ainsi que des emplois stables et qualifiés.


