Jean Glavany ne présidera pas l’assemblée nationale

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Jean Glavany, député des Hautes-Pyrénées, ne sera pas président de l’assemblée nationale.

Le député socialiste de Seine-Saint-Denis Claude Bartolone a été élu jeudi par les socialistes comme leur candidat à la présidence de l’assemblée nationale.
Il est assuré d’être élu au perchoir grâce à la majorité dont dispose le PS dans l’hémicycle.

Claude Bartolone est arrivé très largement en tête à l’issue du premier tour du scrutin avec 127 voix sur 258, soit trois voix de moins que la majorité absolue.
Jean Glavany, député des Hautes-Pyrénées, a obtenu 59 voix, Élisabeth Guigou 50 voix et Daniel Vaillant 22.

Jean Glavany a alors renoncé à se présenter pour le deuxième tour. Il avait été le premier des quatre candidats à se lancer dans la course au perchoir.

À 63 ans, Jean Glavany jouissait d’une double légitimité, historique et géographique. Il est l’une des figures de la victoire de François Mitterrand en 1981 dont il devint le chef de cabinet à l’Élysée, à seulement 32 ans. Ancien secrétaire d’État à l’enseignement technique du gouvernement Bérégovoy (1992-1993), il a été ministre de l’agriculture et de la pêche du gouvernement Jospin (1998-2002). À ce titre, il a dû gérer plusieurs crises, notamment celle de la « vache folle ».

Les excuses de Jean Glavany

Avant le début de l’élection, Jean Glavany s’était « excusé » dans sa profession de foi pour avoir répondu « maladroitement » à une question sur l’éventualité d’une femme au perchoir, ajoutant qu’il se désisterait pour Elisabeth Guigou si elle le devançait.  Le député avait, en effet,  expliqué mardi que c’est « l’adéquation d’un homme pour le poste » qui compte, et que « cela ne se mesure pas à la longueur des cheveux ou de la jupe »… « J’ai répondu à une question sur ‘la force symbolique de l’élection d’une femme au perchoir’ – sans doute maladroitement et je m’en excuse auprès de celles d’entre vous qui s’en seraient formalisées – que ça n’est pas le fait d’être un homme ou une femme qui doit être déterminant en politique, mais la capacité à exercer une fonction, l’adéquation entre une responsabilité et une personnalité », écrit-il.
« Bien sûr qu’une femme au perchoir ça serait formidable ! Mais une femme présidente de la République aussi ! Nous avons fait un autre choix. Et une femme Premier ministre aussi ! François a fait un autre choix… », poursuit-il.

Jean Glavany n’occupera donc pas la prestigieuse place de numéro 4 de l’Etat français.



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