Aux confins des Baronnies, sur des terres familiales, Coralie Dassibat cultive des plantes aromatiques et médicinales qu’elle vend sous forme de tisane, sirop ou encore d’hydrolat.
De sa passion, Coralie Dassibat a fait son métier. Cette trentenaire du petit village d’Artiguemy a pourtant cheminé avant de trouver ce qui apparaît aujourd’hui comme une évidence, à savoir créer son entreprise où elle cultive des plantes aromatiques et médicinales pour les transformer en tisanes, sirops ou encore en hydrolats et alcoolatures.
« Ça fait dix ans que je me soigne avec des plantes »
« J’étais auxiliaire vétérinaire à la base, puis j’ai travaillé à La Poste pendant six ans, le temps de trouver ma voie. Je savais que je voulais travailler en lien avec la nature, j’ai donc fait un BTS gestion et protection de la nature. C’est là que j’ai découvert le métier de paysan herboriste. Ça fait dix ans que je me soigne avec des plantes mais je ne savais pas que ce métier existait. Depuis, j’ai aussi fait un brevet professionnel responsable d’entreprise agricole option plantes médicinales au CFPPA de Lannemezan », explique la jeune femme tout aussi passionnée qu’épanouie dans sa nouvelle activité professionnelle.
« J’ai découvert que tout ce que j’aimais pouvait être réuni dans un même métier : le soin, la permaculture, le contact avec les gens… Ayant des terres familiales dans le village, je me suis lancée à exploiter une parcelle où ma grand-mère faisait son potager par le passé. Et je sais qu’elle n’a jamais utilisé de produits chimiques, c’était important pour moi », détaille celle dont la production, cueillie à la main et transformée de manière artisanale, est labellisée « Agriculture biologique ».
Une gamme qui va encore évoluer
Un gage de qualité que ses clients, déjà nombreux, apprécient tout particulièrement. « Les gens recherchent les produits naturels et artisanaux », observe-t-elle. Ils ont un large choix à leur disposition au « Grenier des Plantes » de Coralie, que ce soit pour la variété de plantes (thym, romarin, menthe, mélisse, camomille, bleuet, sauge, sureau, consoude, etc.), les associations pour venir à bout de divers maux (« silence, ça tousse », « récup’musculaire », « feu féminin », …) ou pour la formule, puisque cette amoureuse de la nature transforme les plantes de plusieurs façons différentes. Ainsi, on peut les consommer directement en tisane ou en sirop, ou ajoutées à des préparations culinaires, ou encore dans les produits cosmétiques. « Ça ne fait qu’un an que je me suis lancée, la gamme va donc encore évoluer », souligne-t-elle.
Le tout servi dans un packaging au design des plus attrayants et soigné que cette dynamique cheffe d’entreprise a créé elle-même car, dit-elle, « j’aime bien ça ». Et elle veut aller encore plus loin en intégrant tout prochainement l’École des plantes de Lyon pour devenir herboriste. « Le diplôme n’est plus reconnu en France mais le métier existe », précise-t-elle.
« Je suis fière d’honorer les terres familiales »
Et elle compte bien le mettre à profit de tous ceux qui font appel aux pouvoirs parfois insoupçonnés des plantes. Pour se procurer les produits du Grenier des plantes, ils peuvent passer par la boutique en ligne ou aller à la rencontre de Coralie au marché de Cieutat (jeudi après-midi), au marché de Noël de Bagnères et autres foires gastronomiques. En attendant de déboucher d’autres canaux.
En créant son propre emploi, l’enfant d’Artiguemy a aussi lancé une entreprise prometteuse dans cette petite commune de 80 âmes avec la juste fierté « d’honorer les terres familiales ».


