Après une victoire convaincante face à Chartres, le Tarbes Gespe Bigorre boucle sa saison régulière sur une note positive. Le président délégué, Laurent Cochain, dresse un premier bilan avant d’aborder les play-offs, avec ambition et lucidité. Entre satisfaction des progrès réalisés et vigilance pour la suite, il évoque également les perspectives du club pour la saison 2025-2026.
Le président délégué du TGB Laurent Cochain fait le bilan de la saison régulière du club de basket de Tarbes.
La Semaine : Quel bilan tirez-vous de la saison régulière, président délégué ?
Laurent Cochain : Oui, la saison régulière se termine de belle manière avec cette victoire contre Chartres, ce dimanche 6 avril au Quai de l’Adour. Les filles ont abordé ce match avec sérieux. Ce sont des rencontres que l’on pourrait considérer sans enjeu, mais qui, en réalité, permettent de remettre les idées en place après la défaite chez nos amis landais. Cette victoire renforce également la confiance à l’approche des play-offs.
Quel regard portez-vous plus globalement sur cette saison régulière ?
Il est encore un peu tôt pour faire un vrai bilan, puisque la saison n’est pas terminée. Mais à ce stade du championnat, nous sommes dans une dynamique similaire à celle de l’an passé. Nous avons atteint la demi-finale de la Coupe de France (malheureusement perdue d’un point), et nous voilà à nouveau en quart de finale, face à Bourges.
Il y a eu des hauts et des bas cette saison, notamment avec des difficultés au poste 1 pour le TGB.
C’est la loi du sport pour beaucoup d’équipes. Prenez Villeneuve, par exemple, championne de France en titre et récente championne d’Europe : elles ont connu un début de saison catastrophique, au point qu’on les voyait presque en play-downs, et pourtant elles s’en sont sorties. Je n’ai pas encore les résultats de cette dernière journée, mais de notre côté, nous avons réalisé un très bon début de saison, quasi sans faute. En revanche, le début d’année civile a été plus compliqué comptablement. En réalité, nous avons perdu trois ou quatre matchs qui se sont joués à peu de chose, souvent contre les grosses équipes.
Comment abordez-vous ce quart de finale face à Bourges, le jeudi 17 avril à 20h50, au Palais des Sports du Quai de l’Adour à Tarbes ?
Écoutez, les matchs ne se gagnent pas à l’avance, ni pour nous ni pour Bourges d’ailleurs. L’année dernière, à la même période, on me posait la même question : « Il ne reste plus qu’un match, vous y croyez ? » Et je répondais que je ne savais pas. Finalement, on a joué les deux matchs et nous sommes passés. Cette année encore, nous disputerons les deux rencontres, et j’espère que nous connaîtrons le même succès que la saison passée. Quoi qu’il en soit, la saison reste très correcte. Si on la compare à celle de 2023-2024, on peut dire que nous avons progressé. Bien sûr, on veut toujours aller plus loin, mais objectivement, c’est une belle saison. Et pourquoi ne pas rêver d’un exploit face à l’ogre de la poule ?
Un mot sur la saison 2025-2026 qui arrive à grands pas ?
Le staff est déjà au travail pour préparer la prochaine saison. Le bureau du TGB, renouvelé en décembre, est très investi. Nous ne voulons pas brûler les étapes : il faut continuer à travailler avec sérieux, comme le TGB l’a toujours fait. Et surtout, ne pas perdre notre ADN. On l’a bien vu avec les jeunes du club, formées chez nous, qui répondent présentes lorsqu’on fait appel à elles. Même si, parfois, on perd une ou deux joueuses parties sous d’autres cieux — ce qui est toujours un peu regrettable — cela fait partie de la vie d’un club formateur. À nous de stabiliser tout ça pour rester dans les huit premières places, qualificatives pour les play-offs, et viser une Coupe d’Europe. C’est un projet ambitieux, mais réalisable. J’y crois très fort, grâce au sérieux de tout le club.


