Environ 300 élèves ont manifesté bruyamment, dans un climat de douce insurrection, devant l’entrée principale du lycée Jean-Dupuy à Tarbes, notamment pour exprimer leur solidarité avec le mouvement national des lycéens. Voilà tout ce qu’il faut savoir.
Des pétards, des fumigènes, des caddies et même un feu de poubelle : jeudi matin, régnait un climat d’agitation et de douce insurrection devant l’entrée principale du lycée Jean-Dupuy à Tarbes.
Dans le cadre de la mobilisation nationale des lycéens, environ 300 élèves se sont rassemblés devant le lycée Jean-Dupuy et ont manifesté pour réclamer davantage de moyens. Les lycéens ont mis le feu à une poubelle, ce qui a nécessité l’intervention des sapeurs-pompiers pour procéder à son extinction. Les forces de police ont également dépêché des effectifs pour assurer la sécurité du rassemblement.

Pour autant, la direction de l’établissement tient à distinguer cette mobilisation d’un blocus.
« C’était une manifestation et non un blocus, dans la mesure où les élèves étaient libres de rentrer dans l’établissement et d’aller en cours », précise le proviseur du lycée Jean-Dupuy Cyrille Courade présent sur place pour veiller au bon fonctionnement de la cité scolaire et garantir l’accès aux cours.
Une mobilisation départementale
D’ailleurs, la mobilisation dépassait largement les seuls élèves du lycée Jean-Dupuy. « Les élèves venaient essentiellement de l’extérieur, des lycées Théophile-Gautier, Lautréamont, Marie-Curie, Saint-Pierre. Ils voulaient manifester leur solidarité avec leurs camarades des autres lycées du territoire national. Leurs revendications n’étaient pas propres à leurs établissements. »

Finalement, l’action s’est terminée aux alentours de 10 h 30 et l’ensemble des lycéens a réintégré l’établissement.
Des actions lycéennes ont été aussi signalées dans d’autres établissements des Hautes-Pyrénées, au lycée de l’Arrouza à Lourdes, au lycée Victor-Duruy à Bagnères-de-Bigorre, au lycée Jules-Michelet à Lannemezan et à la cité scolaire Pierre-Mendès-France à Vic-en-Bigorre.
Une mobilisation départementale qui s’inscrit dans un mouvement national de lycéens réclamant davantage de moyens et dénonçant les conditions d’enseignement.


