À Tarbes, après la grève du 29 septembre, la CGT des municipaux a rencontré le maire Pascal Claverie pour discuter du gel du point d’indice depuis 2010, entraînant des pertes salariales significatives. Le syndicat réclame une renégociation des régimes indemnitaires et une meilleure couverture mutuelle pour les agents.
À l’issue du mouvement de grève dans la fonction publique, ce mardi 29 septembre, la CGT des municipaux a été reçue par Pascal Claverie, maire de Tarbes. Gilles Haurie, délégué syndical, rappelle que « le point d’orgue des revendications nationales, c’est le gel du point d’indice depuis 2010 ». Il chiffre la perte de salaire mensuelle à 500 € pour les agents de catégorie C, 600 € pour ceux de la catégorie B et 1 000 € pour la catégorie A. « Cela pèse sur le revenu et traduit le manque d’attractivité pour la fonction publique. » Et d’ajouter que les municipaux de Tarbes ont « un des régimes indemnitaires les plus bas du département ». La CGT des municipaux a demandé au maire « une renégociation du régime indemnitaire, une hausse significative et une augmentation de la participation à la mutuelle, car, de plus en plus d’agents n’ont plus de couverture mutuelle », indique Fanny Gaillanou.
Les cégétistes relèvent ensuite « une précarité très prégnante à la mairie » qui concernerait environ 30 % de l’effectif, notamment féminin. « L’animation est le service le plus impacté où, toutefois, 20 personnes devraient obtenir un CDI, sans être toutefois titularisées et bénéficier du statut de fonctionnaire territorial. » Gilles Haurie ajoute que suite à ce qui s’est passé à la mairie de Paris, « un protocole soit rédigé ». La CGT a également demandé que soit reconnue la « pénibilité des agents accueillant du public, régulièrement agressés ».
Par ailleurs, le syndicat indique qu’il a « été alerté par le directeur de la police municipale sur la multiplication d’interventions pour violences intrafamiliales. Elles génèrent chez les agents des difficultés psychologiques. Nous avons demandé qu’ils puissent, à leur demande, consulter un psychologue, ce qui a été accepté », précise Gilles Haurie.
Enfin, suite à la canicule, la CGT demande qu’un plan d’aménagement des écoles et des crèches voie le jour.


