Moment de frayeur ce jeudi matin à l’école Jean-Macé/Arago, proche de la place du Foirail à Tarbes. Vers 7h30, un homme de 41 ans s’est introduit dans l’établissement en profitant de l’entrée d’un élève pour contourner le système de sécurité.
Sans autorisation, l’individu a pénétré dans l’école et filmé des enfants. Il a ensuite crié “Allah Akbar” ((« Dieu est plus grand ») en direction du directeur venu à sa rencontre.
Rapidement, la tension est montée : l’homme s’est montré agressif, menaçant de mort plusieurs membres du personnel. Selon les informations de la Dépêche du Midi, c’est grâce au sang-froid et au courage d’un animateur de l’accueil de loisirs qu’il a été repoussé à l’extérieur.
Apologie du terrorisme ou menaces de mort ?
La police, alertée immédiatement, est intervenue pour interpeller l’individu, qui a opposé une vive résistance. Connu des forces de l’ordre pour de nombreux antécédents — violences, menaces, trafic de stupéfiants, port d’arme — il a été placé en garde à vue, sans toutefois accepter d’être entendu.
Bien qu’un temps suspecté d’apologie du terrorisme, le parquet a finalement requalifié les faits en menaces de mort contre des agents chargés d’une mission de service public. Il comparaîtra en justice le 11 septembre 2025. En effet, après sa garde à vue, l’homme a été libéré. Il a reçu une convocation devant le tribunal dans le cadre d’une COPJ (Convocation par Officier de Police Judiciaire), fixée au 11 septembre 2025.
L’homme, de nationalité tunisienne et en situation régulière, a affirmé être le père d’un élève de l’école, ce que les équipes éducatives n’ont pas confirmé.
Une COPJ est une convocation par officier de police judiciaire. Cette convocation à une audience est souvent notifiée à la suite d’une garde à vue. La COPJ (Convocation par Officier de Police Judiciaire) est un document officiel par lequel une personne est convoquée à comparaître devant un tribunal, généralement en tant que prévenu, pour répondre d’une infraction. Elle est remise en main propre par un OPJ, et précise la date, l’heure, le lieu de l’audience ainsi que les faits reprochés.
Dans la plupart des cas, cette convocation est notifiée à la suite d’une garde à vue. Elle peut également être remise lors de la clôture d’une procédure. Elle est émise par un officier de police judiciaire sous l’autorité du Procureur de la République et vise à convoquer une personne devant une juridiction pénale. Cette convocation par officier de police judiciaire vaut citation devant le tribunal correctionnel ou le tribunal de police. Le prévenu sort donc libre de sa garde à vue et devra se rendre au tribunal pour y être jugé. Ce mode de convocation est prévu par l’article 390-1 du code de procédure pénale. En tout état de cause, cette convocation par officier de police judiciaire intervient lorsque l’enquête est terminée et que les faits apparaissent suffisamment constitués pour être poursuivis.
Quelles sont les mentions obligatoires de la COPJ ?
La convocation par officier de police judiciaire doit contenir les mentions suivantes :
Le fait poursuivi : l’infraction vous étant reprochée et pour laquelle vous êtes convoqué ;
Le texte de loi qui réprime le fait poursuivi ;
Le tribunal saisi ;
La date, lieu et l’heure de l’audience ;
La possibilité pour le prévenu d’être assisté d’un avocat de son choix ou, à défaut, d’un avocat commis d’office ;
L’information selon laquelle le droit fixe de procédure peut être majoré en cas de non comparution personnelle à l’audience.
Une convocation par officier de police judiciaire qui ne respecte pas les mentions obligatoires ou les délais prévus par le code de procédure pénale peut être annulée.
Quel est le délai entre la COPJ et l’audience ?
Le délai entre le jour de la notification de la COPJ et le jour de l’audience doit être d’au moins dix jours lorsque la personne convoquée réside en France métropolitaine. Ce délai permet notamment de se rapprocher d’un avocat pénaliste qui assurera la défense a l’audience.


