Les travaux de rénovation de la piscine avancent conformément au calendrier prévu. Lancé à l’automne, ce vaste chantier, qui se poursuivra jusqu’à fin 2026, permettra de moderniser entièrement l’équipement, d’améliorer le confort des usagers et de proposer de nouveaux usages adaptés à tous les publics.
« On est dans les délais », s’est réjoui Fabien Albert, directeur de la piscine André de Boysson à Bagnères-de-Bigorre. L’important chantier de rénovation engagé sur le site a débuté à l’automne et se poursuivra jusqu’à la fin de l’année 2026. Il était accompagné de Jean-Luc Mascaras, vice-président de la Communauté de communes de la Haute Bigorre (CCHB), ainsi que de Jacques Brune, président de la structure.
Il faut dire que la tâche n’était pas aisée, comme l’ont confié les responsables : « On en est tout au début, car un gros travail de désamiantage a été nécessaire. Cette étape a duré cinq à six semaines, dont trois ont été consacrées à la construction de tunnels de confinement afin de sécuriser le personnel. »
Autre écueil, pourtant envisagé dès le départ : la fragilité du grand bassin, dont l’état s’est révélé bien plus dégradé que prévu. Il devra finalement être entièrement reconstruit. Un lifting devenu urgent pour cet équipement ancien, qui offrira à terme un meilleur confort aux nageurs comme au personnel, grâce à de nouveaux aménagements : « Nous changeons aussi la donne sur le petit bassin, qui sera doté d’un fond mobile. Il n’aura pas le même aspect et pourra être adapté selon les usages. On pourra y organiser plusieurs activités en même temps grâce à cette polyvalence. Ce sera une piscine adaptée aux bébés nageurs, où l’on pourra varier la hauteur d’eau afin que parents et enfants soient en sécurité. Pour les scolaires également, l’ensemble sera mieux adapté, avec un bassin mieux isolé et une température stable à 28 °C grâce à un nouveau traitement de l’eau. »
« Nous projeter vers un nouveau fonctionnement »
D’autres idées sont encore à l’étude, comme le précise Fabien Albert : « Nous passons régulièrement en revue les forces et les faiblesses pour nous projeter vers un nouveau fonctionnement, notamment sur les créneaux qui marchent bien et que l’on pourrait peut-être augmenter, comme la pause méridienne ou le soir. La piscine est aussi orientée vers l’apprentissage : les stages “J’apprends à nager”, l’aisance aquatique ou encore les cours collectifs. »
Outre les bassins, d’autres améliorations, moins visibles mais tout aussi importantes, sont en cours : « L’isolation a été entièrement refaite, le vitrage remplacé. Nous améliorons la performance thermique, et la filtration a été totalement revue avec l’utilisation d’une roche volcanique, la perlite, qui permet de réaliser des économies sur les produits d’entretien, avec un excellent retour sur investissement tant elle est performante. »
Un chantier de longue haleine, donc, mais qui permettra à la CCHB de disposer d’un équipement moderne, adapté à tous les âges et à tous les usages. En attendant, les usagers, les scolaires, le club de natation et la section sportive du collège profitent d’autres installations dans la ville thermale : campings, centre de rééducation et Aquensis : « Même les adeptes de l’aquagym ont accepté notre proposition de sorties randonnée. Cela permet de faire du sport tout en conservant le lien social, ce qui est tout aussi important. »
Il ne reste désormais plus qu’à patienter avant de pouvoir replonger dans le grand… et le petit bain.


