La ruralité n’est pas une France de seconde zone

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En visite dans la vallée de la Barousse, le président du CNIP, Bruno North, a dressé un constat sans détour sur les difficultés de la ruralité. Santé, agriculture, transmission des entreprises, accès aux services publics : autant de défis à relever pour que la montagne reste vivante.

C’est au cœur de la vallée de la Barousse, à Ferrère, que Bruno North, président du CNIP, a choisi de présenter son parti. Un geste fort, loin des plateaux télé, qui traduit une volonté claire : replacer la ruralité au centre du débat national.

Durant 24 heures, l’homme politique a sillonné ce territoire enclavé des Hautes-Pyrénées, écoutant agriculteurs, maires et habitants. Parmi les haltes marquantes : la visite de la ferme de Denis Sost, producteur de fromage confronté à trois années d’arrêt d’activité en raison de normes sanitaires européennes qu’il juge « surtransposées » en France. « On empêche les agriculteurs de travailler », résume Bruno North. Une situation qui, selon lui, met en péril la pérennité de l’agriculture de montagne, fragilisée aussi par les difficultés de transmission d’exploitations et le désintérêt des jeunes pour ces métiers.

Pour le CNIP, la solution passe par un retour à l’équilibre des priorités : « Des milliards ont été investis dans les banlieues, mais la ruralité est oubliée », dénonce-t-il. Il plaide pour un « minimum vital de services publics » dans chaque village, notamment en matière de santé. « Personne ne devrait vivre à plus d’un quart d’heure d’un accès aux soins », martèle-t-il, pointant un enjeu de sécurité vitale.

Zones blanches

Même constat pour le numérique : « Les zones blanches, c’est fini. La fibre doit être une priorité. » Il appelle les collectivités territoriales et les conseillers régionaux à « mailler enfin le territoire », pour sortir la Barousse de son isolement.

La forêt, la gestion de l’eau, le pastoralisme, la chasse ou encore le tourisme : Bruno North n’élude aucun des grands sujets qui structurent la vie locale. À ses yeux, la France rurale est « porteuse d’une culture, d’un mode de vie et d’un attachement au pays que l’on ne doit ni mépriser, ni folkloriser ».

« Pas d’avenir sans enfants, pas d’avenir sans vie locale », affirme-t-il, en appelant à « redonner confiance aux habitants » et à « soutenir l’engagement des maires qui refusent la dépopulation comme une fatalité ».

Sous son apparente simplicité, ce déplacement en Barousse est une déclaration de principes. Et une promesse : celle que la ruralité ne sera plus la grande oubliée de la République.

06 30 53 61 50



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