Dans un contexte de tensions sociales persistantes et d’inquiétudes face au budget 2026, les organisations syndicales des Hautes-Pyrénées appellent les agents de la fonction publique à un rassemblement mardi 13 mai, de 10h à 12h, Place Verdun à Tarbes. Objectif : défendre les services publics et réclamer une revalorisation des conditions de travail et de rémunération.
Les syndicats CGT, UNSA, FSU, Solidaires et CFE-CGC des Hautes-Pyrénées tirent la sonnette d’alarme. Dans un communiqué commun, ils dénoncent « la grande insuffisance » des réponses du gouvernement aux revendications exprimées lors des dernières mobilisations, notamment celle du 5 décembre. Selon eux, les orientations actuelles de l’exécutif, notamment en matière budgétaire, menacent directement l’avenir des services publics et les conditions de travail des agents.
Le projet de budget 2026 cristallise les tensions : les syndicats redoutent des suppressions massives de postes, la poursuite du gel du point d’indice et un démantèlement progressif des missions de service public, y compris en Outre-Mer.
Des revendications claires pour un service public renforcé
Les organisations syndicales réclament un changement de cap. Elles demandent notamment la revalorisation des salaires, à travers l’augmentation du point d’indice et la refonte des grilles indiciaires, ainsi que l’égalité salariale entre les femmes et les hommes. Autre point de crispation : le traitement des arrêts maladie. Si le projet de triplement du délai de carence a été abandonné, une décote de 10 % sur la rémunération en cas d’arrêt maladie ordinaire reste en vigueur. Les syndicats exigent sa suppression immédiate.
La disparition de la Garantie individuelle du pouvoir d’achat (GIPA) pour 2024 et 2025 est également dénoncée, alors que les effets de l’inflation continuent de peser sur les agents publics.
Un rassemblement à Tarbes pour se faire entendre
Pour faire entendre leurs revendications, les syndicats appellent à un rassemblement symbolique le mardi 13 mai, de 10h à 12h, Place Verdun à Tarbes. Une prise de parole est prévue à 10h30. Les personnels de la fonction publique, fonctionnaires et contractuels, sont invités à se mobiliser massivement.
Par cette initiative, les organisations locales entendent envoyer un message clair au gouvernement : des choix budgétaires différents sont possibles pour préserver et renforcer la fonction publique, pilier du modèle social français.

Le communiqué de presse
Nos organisations syndicales CGT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC constatent la grande insuffisance des premières réponses faites par le ministre de la Fonction publique et l’ensemble du gouvernement aux revendications et aux propositions exprimées très massivement notamment dans la grève et les manifestations du 5 décembre dernier ou dans tous les cadres du dialogue social. Mesurant la gravité des crises aux niveaux international, européen et national, elles réaffirment dans ce contexte la nécessité de préserver le modèle social et les droits qu’il garantit aux citoyen.nes et usager.es. Pour nous, cela passe par la préservation et le développement des services publics, de la fonction publique qui en assume l’essentiel, par la reconnaissance de ses personnels et des missions d’intérêt général qu’elles et ils exercent quotidiennement. De ce point de vue, nos organisations alertent sur l’orientation choisie par le gouvernement concernant la préparation du budget 2026 qui, si elle devait être confirmée, signifierait suppressions massives d’emplois publics, poursuite du gel de la valeur du point d’indice, affaiblissements et abandons de missions de service public sur l’ensemble du territoire y compris en Outre-Mer, et cela sur plusieurs années… Il est nécessaire de refuser cette austérité budgétaire pour que d’autres choix soient faits en faveur de la fonction publique et de ses agent.es. Par leur mobilisation, les personnels ont gagné l’abandon du projet d’augmenter à trois jours le délai de carence en cas d’arrêt de travail pour raison de santé. Néanmoins, le gouvernement a persisté à infliger une réduction de 10 % de la rémunération lorsque les personnels sont placés en congés de maladie ordinaire. Il a aussi maintenu la suppression de la GIPA pour 2024 et 2025 alors même que toutes les rémunérations de la fonction publique ont été affaiblies par les effets de la crise inflationniste des années passées. L’agenda social adressé aux organisations syndicales par le ministre chargé de la fonction publique ne répond pas en l’état aux revendications et préoccupations des agent es publics, notamment en matière d’amélioration des rémunérations et des conditions de travail. Tout au plus, de vagues annonces concernant les rémunérations les plus faibles sont faites. Nos organisations syndicales demandent au gouvernement de rétablir :
• La rémunération complète, sans carence, pendant les jours d’arrêt maladie ordinaire.
• Les conditions budgétaires de versement de la GIPA pour 2025 Les agent⋅es de la fonction publique, fonctionnaires et contractuel·les, exigent notamment :
• Des moyens budgétaires à la hauteur des missions des services et des politiques publiques,
• Des créations d’emplois partout où c’est nécessaire et l’accès à l’emploi titulaire des agent⋅es contractuel⋅les,
• L’augmentation de la valeur du point d’indice rétablissant le niveau des rémunérations et des mesures salariales générales au titre des années 2025 et suivantes,
• La refonte des grilles indiciaires,
• L’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes.
C’est pourquoi nos organisations syndicales CGT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC des Hautes-Pyrénées appellent les personnels à se rassembler le mardi 13 mai 2025 de 10h à 12h, avec prise de parole à 10h30, Place Verdun à Tarbes.


