Une vaste opération judiciaire a été menée le 17 juin dans les Hautes-Pyrénées et les départements limitrophes. Elle visait un réseau de revente d’anabolisants actifs dans plusieurs salles de sport. Trois personnes ont été mises en examen.
Dans le cadre d’une enquête ouverte pour trafic de produits stéroïdes anabolisants, une opération d’envergure a été menée le 17 juin 2025 par la compagnie de gendarmerie départementale de Tarbes, agissant sous commission rogatoire. Cette intervention s’inscrivait dans le démantèlement d’un réseau structuré autour d’activités de coaching et de revente illégale dans plusieurs salles de sport locales.
Une opération coordonnée par la gendarmerie de Tarbes
Mobilisant près de cinquante gendarmes, cette action a conduit à l’interpellation de sept personnes dans trois départements : les Hautes-Pyrénées, les Pyrénées-Atlantiques et la Haute-Garonne.
Près de 18 000 produits saisis
Les perquisitions réalisées au cours de cette opération ont permis la saisie de près de 18 000 produits stéroïdes anabolisants sous différentes formes : gélules, comprimés et fioles. Certains de ces produits étaient destinés à des usages vétérinaires ou à la recherche scientifique, ce qui souligne le caractère particulièrement illégal de leur détournement vers un usage sportif ou personnel.
La valeur totale de la saisie est estimée à plus de 100 000 euros à la revente.
Trois mises en examen et des mesures judiciaires strictes
À l’issue des gardes à vue, trois personnes ont été mises en examen. Elles ont été placées sous contrôle judiciaire avec plusieurs obligations, dont l’interdiction de fréquenter des salles de sport et de participer à des compétitions de bodybuilding.
Un cadre légal strict et des risques sanitaires majeurs
Le parquet de Tarbes rappelle que les stéroïdes anabolisants sont des substances classées sur les listes I et II du code de la santé publique, ou comme psychotropes. Leur importation, acquisition, transport, cession, offre ou emploi sont strictement interdits. Le code du sport proscrit en outre leur usage dans le cadre des compétitions.
Ces produits, apparentés à des dérivés de la testostérone, sont connus pour leurs effets dopants, mais aussi pour leurs risques sanitaires importants : œdèmes, virilisation chez les femmes, acné, troubles de la fertilité, diabète, acromégalie ou encore troubles du comportement, incluant agressivité ou tendances suicidaires.
Une vigilance renforcée dans le milieu sportif
Cette affaire illustre une nouvelle fois la persistance de circuits de dopage dans le milieu du sport amateur, notamment dans le bodybuilding et le fitness. Les autorités judiciaires et les forces de l’ordre entendent poursuivre leur mobilisation contre ces pratiques qui exposent les usagers à des dangers considérables, tout en faussant les règles de la compétition sportive.
Le communiqué du procureur par intérim de Tarbes
COUR D’APPEL DE PAU, TRIBUNAL JUDICIAIRE DE TARBES; PARQUET DU PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE
Communiqué relatif au démantèlement d’un trafic d’anabolisants dans le milieu du fitness et du body-building à Tarbes
Agissant sous commission rogatoire dans le cadre d’une enquête ouverte pour trafic de produits stéroïdes anabolisants confiée à la brigade de recherches de Tarbes, la compagnie de gendarmerie départementale de Tarbes a mené une opération judiciaire d’ampleur le 17 juin 2025 impliquant une cinquantaine de gendarmes. Au cours de l’opération visant au démantèlement d’un réseau de coaching et de revente sévissant dans plusieurs salles de sport locales, 7 personnes ont été interpellées dans les Hautes-Pyrénées, les Pyrénées-Atlantiques et la Haute-Garonne.
Les perquisitions menées ont permis la découverte de près de 18 000 produits stéroïdes anabolisants (gélules, comprimés ou fioles) de différentes compositions et dont certains sont normalement destinés à des usages vétérinaires ou de recherche scientifique. Le montant des saisies est estimé à plus de 100 000€ à la revente. À l’issue des gardes à vue, 3 personnes ont été mises en examen et placées sous contrôle judiciaire avec notamment une interdiction de se rendre dans les salles de sport et de participer à des compétitions de bodybuilding.
Les stéroïdes anabolisants sont des produits dont l’importation, l’acquisition, le transport, la cession, l’offre ou l’emploi sont interdits par le code de la santé publique en tant que substance, plante, préparation ou médicament inscrit sur les listes I et Il ou classé comme psychotrope. Le code du sport quant à lui interdit plus particulièrement leur usage dans le cadre de compétition, par exemple de bodybuilding.
Tout d’abord il s’agit de produits dopants. Les stéroïdes font en effet partie du groupe des anabolisants, des « engrais » en quelque sorte, plus connus sous le nom de testostérone.
Deuxièmement, les effets secondaires des différents produits sont particulièrement violents.
Testostérone, hormones de croissance, déhydroépiandrostérone (DHEA), tous ces anabolisants font courir au corps des risques incommensurables: œdèmes, effets virilisants chez la femme, acné, diminution des spermatozoïdes, acromégalie, diabète, arthrite, et accessoirement, une réduction de l’espérance de vie… Ils peuvent aussi provoquer des comportements agressifs, pouvant aller jusqu’à des crises de violence incontrôlées ou des actes auto-agressifs (suicide), avec les risques que cela engendre, notamment pour l’entourage.
A Tarbes, le 19 juin 2025
Le procureur de la République par intérim


