Jean-Louis Cazaubon, président du Salon régional de l’agriculture de Tarbes, a présenté cette 48e édition avec enthousiasme.
Après deux années exceptionnelles où le salon a atteint des sommets à Tarbes, notamment en 2024 avec 74 800 entrées, l’événement se prépare à relever de nouveaux défis.
« C’est très bien, on en fait un super exercice et on verra le résultat cette année. On est tributaire de beaucoup de choses, comme l’ambiance du moment ou encore la météo », a expliqué Jean-Louis Cazaubon. Cette année, les prévisions annoncent un temps clément jeudi et vendredi, plus incertain samedi et dimanche, ce qui pourrait influer sur la fréquentation.
Ce salon, quatrième de France après Paris, Rennes et Cournon, atteint un seuil de saturation en termes d’infrastructures. « Cournon, c’est 90 à 95 000 entrées. Pour arriver à cela, il faudrait réfléchir à autre chose », concède le président.
Un rendez-vous incontournable pour l’agriculture
Le Salon régional de Tarbes ne se limite pas aux Hautes-Pyrénées. Il attire des visiteurs du Gers, des Pyrénées-Atlantiques, de la Haute-Garonne et même au-delà. La preuve : pendant l’événement, trouver une chambre d’hôtel à Tarbes relève du parcours du combattant.
L’objectif du salon reste clair : mettre en avant les produits des agriculteurs, qui sont proposés à la dégustation dans des restaurants tels que celui des Jeunes Agriculteurs ou encore à la Côte à l’Os. Cette mise en avant de la production agricole du département rencontre un franc succès.
L’événement est aussi un lieu de convivialité et de partage entre le monde rural et urbain. « Les agriculteurs sont souvent dans leur coin. Là, ils s’ouvrent à tout le monde, aux citoyens. Ce salon est un trait d’union entre ces deux mondes et c’est très apprécié », souligne Jean-Louis Cazaubon.

Un volet commercial prépondérant
Au-delà de son aspect festif et convivial, le salon est aussi un véritable lieu d’affaires. Entre semences, engrais, alimentation pour le bétail et génétique, de nombreux contrats se préparent sur place, même si leur finalisation se fait souvent chez les éleveurs. « Si les exposants reviennent chaque année, c’est que cela fonctionne », affirme le président.
Cette année, un nouvel espace business a été aménagé pour permettre aux exposants de rencontrer leurs clients et fournisseurs dans un cadre plus professionnel. Une nouveauté qui répond à un besoin exprimé depuis plusieurs éditions.
Un budget maîtrisé et une organisation bien huilée
Le salon fonctionne avec un budget de 640 000 euros, dont 40 000 euros de subventions publiques. Parmi les principaux partenaires figurent le Conseil départemental, la Chambre d’agriculture, la Région Occitanie, Groupama, la MSA, le Crédit Agricole et Agrica.
Le modèle économique repose sur la location des stands aux exposants, la vente d’invitations et la billetterie. L’entrée est fixée à 6 euros sur place et 7 euros en ligne.
Des animations et concours toujours au rendez-vous
Côté animations, pas de révolution cette année, mais une continuité avec des concours régionaux et interdépartementaux, notamment celui de la race Montbéliarde et, dans la bergerie, la mise à l’honneur de la race Tarasconaise. Une réorganisation des espaces permet d’ailleurs une meilleure visibilité des chevaux et des ânes des Pyrénées, qui seront cette année à proximité du ring des bovins.
Les producteurs fermiers seront aussi au rendez-vous, avec une soixantaine d’exposants, dont une dizaine en provenance d’Espagne. Les ateliers gourmands seront également reconduits, pour le plus grand plaisir des visiteurs.
Enfin, les soirées festives restent un élément incontournable du salon, dont la réputation s’est dépassée les frontières départementales. « Les trompettes de la renommée ont résonné loin », souligne Jean-Louis Cazaubon. Un atout non négligeable qui contribue à l’attrait de cet événement incontournable de l’agriculture régionale.
Le programme de la journée






