Entre moments d’échanges et de partage d’informations, le Pic du Midi a offert aux participants des instants de contemplation qui les ont émerveillés.
Ils étaient une trentaine, venant d’une 20aine de pays, ingénieurs et techniciens, à avoir répondu à l’invitation du STRMTG Service Technique des Remontées Mécaniques et des Transports guidés, service du Ministère des transports, basé à Grenoble.. pour quatre jours de travail en commun. Avant de monter au sommet, cela promettait déjà une visite studieuse : appareil photo captant l’arrivée de la benne, ses poulies, ses câbles, on a tout de suite compris que ces gens-là n’étaient pas là pour faire du tourisme… Quoique !
L’œil avisé est resté concentré, mais après la pluie battante plus bas, une arrivée en bus depuis Toulouse où se déroulait l’essentiel des travaux, le soleil émergeait tout juste des nuages saluant le groupe dans un froid hivernal de ses rayons qui sont venus réchauffer l’atmosphère et faire fondre la neige tombée dans la nuit. Mais c’est ça le Pic du Midi, si bien qu’avant d’attaquer leurs travaux, la visite des terrasses et de la partie scientifique a suscité l’intérêt de tous.
Daniel Pfeiffer, directeur du STRMTG était présent accompagné de ses collègues de l’antenne locale hébergée à la DDT à Tarbes, eux qui exercent leur métier de responsables de la sécurité sur le vaste territoire du Sud-Ouest.
Même sécurité pour les remontées mécaniques en montagne comme en milieu urbain. Si en venant au Pic c’est la montagne qui a fait l’objet de toutes les attentions, recevant les explications techniques de l’entreprise Poma, l’histoire de l’installation du téléphérique et aussi de la future remontée depuis les Laquets, les différents sujets de contrôle, d’avis technique donné aux préfets avant construction et mise en service, c’est tout un appareillage juridique qu’il faut maîtriser tout autant que des données techniques. Le sérieux des échanges est tout à fait rassurant pour ceux qui rempruntent donc ces remontées mécaniques pour leurs loisirs ou leurs déplacements urbains, puisque le lendemain, c’est à Toulouse que les exercices pratiques se déroulaient.
L’occasion de valoriser le Pic et son inscription en cours à l’Unesco
Si nous avons laissé les participants à leurs études, nous les avons suivis pour une visite très précise des installations scientifiques. Dans un climat professionnel et presque familial, car beaucoup se connaissent déjà, venant des Pays européens mais aussi du Canada, d’Argentine, des USA, de Chine, Hongkong, Japon et Corée du Sud, le repas ne pouvait que les conforter que le Pic du Midi est endroit des plus accueillants. Daniel Soucaze, le directeur en l’absence du président jean Louis Cazaubon en souhaitant la bienvenue, lors de la diffusion du film d’accueil n’a pas caché l’impact de ces séminaires pour la valorisation touristique.
Les Pyrénées, à 360, n’ont décidément rien à envier aux Alpins.


