Autodidacte, sculpteur de l’art brut, Gharbi transforme, assemble et travaille le fer à l’instinct avec une entière liberté.
Originaire de Lourdes, où le sexagénaire demeure toujours, Gérard Gharbi est un adepte du récup’art. Depuis plus de trente ans, il sauve de l’oubli des morceaux métalliques et en fait de nouvelles pièces.
Artiste avant-gardiste, il travaille à l’instinct et avec une entière liberté. Il va là où son inspiration le conduit, comme récemment en façonnant une série contemporaine sur l’hyperconsommation.
Le déclic va intervenir après avoir vu une exposition de Picasso au Grand Palais à Paris. « Picasso, Basquiat, sont des artistes majeurs qui comptent énormément pour moi », explique-t-il. « Leurs influences se retrouvent directement dans mes œuvres. »
Entre underground et art contemporain, Gharbi est un artiste mû par la liberté des formes, avec une importance centrale et fondamentale accordée au concept plutôt qu’au seul savoir-faire technique.
Il transforme, assemble parfois presque compulsivement et pourtant méthodiquement tout ce qui, en ferraille, lui passe sous la main : boulons, tuyaux, tôles…
Une façon de donner une nouvelle vie, souvent décorative, à des pièces devenues obsolètes, et d’éviter le gaspillage de la matière brute.
Actuellement en résidence à Gayan, il doit être ensuite accueilli cet hiver par la galerie d’art Mona Lisa, dans le VIIe arrondissement, au 32 rue de Varenne.
Mais avant cette escapade parisienne, c’est en terre catalane, à Saint-Génis-des-Fontaines dans les Pyrénées-Orientales, qu’il va exposer en septembre prochain.
Il faut dire que l’artiste affable n’en est pas à son premier succès. Il a reçu de nombreuses distinctions, notamment à New York en 2000 ou encore à Ferrare en 2007.
Si son histoire artistique a débuté avec le dessin, puis la peinture et le collage, c’est bien l’attrait pour le relief qui a conduit Gérard Gharbi à concentrer son énergie sur le fer. Et la relation avec cette matière froide et lourde le pousse à se renouveler toujours et encore, dans un éternel et fructueux mouvement créatif.
Entre ses mains, les métaux prennent vie à travers des personnages et des animaux inventés. Le ressort cassé devient une reine d’Afrique, une machine à coudre Singer se transforme en taureau.
Ce sera également l’occasion de voir ses pièces en 2027 à la médiathèque de Lourdes, où il est invité à des dates qui restent encore à définir.
Quant au tarif de ses œuvres, il varie naturellement, à partir de 500 € pour les plus petites. Pour en savoir plus, il suffit de le joindre au 06 71 64 69 21


