L’ensemble scolaire du Pradeau-La Sède, à Tarbes, a été évacué ce mardi à partir de 11 heures. Des appels anonymes ont conduit à une suspicion d’un colis à l’intérieur de l’établissement. Les démineurs n’ont finalement rien découvert de suspect.
L’alarme générale a retenti ce mardi matin dans l’ensemble scolaire du Pradeau La Sède, à Tarbes. Et ce n’est pas la sonnerie habituelle qui annonce le début ou la fin des cours. Aux alentours de 11 heures, l’établissement de la Sède a fait évacuer ses collégiens, ses lycéens et une vingtaine de membres du personnel dans la cour suite à une alerte à la bombe. » Je suis arrivé alors que l’alarme venait de retentir. Tout s’est passé à la fois très rapidement et dans le calme. Une première voiture de police s’est garée, puis une seconde, puis une troisième. Et, dans le même temps, une première rue a été fermée, puis une deuxième, puis une troisième « , raconte un parent d’élève.
L’alerte a été très prise au sérieux par les autorités : sur place, les pompiers avec un poste de commandement mobile à l’appui, la police nationale et municipale ont été vite mobilisés. Près de 50 effectifs ont été dépêchés.
Des appels anonymes ont été reçus à l’accueil de l’établissement de la Sède. À l’autre bout du fil, un ou plusieurs individus auraient indiqué qu’une bombe se trouvait à l’intérieur des murs.

Paniers repas et bouteilles d’eau distribués
Dans la cour de l’ensemble scolaire, 680 élèves attendent patiemment dans le calme. Des bouteilles d’eau et des paniers repas ont été fournis par les services de la mairie de Tarbes. » L’organisation est extrêmement bien ficelée et l’évacuation s’est déroulée dans le calme. Les collégiens et les lycéens patientent, il n’y a pas d’affolement « , observe un parent d’élève. La rue Saint-Martin, la rue Mesclin et la rue Pasteur ont été fermées à la circulation. Impossible de circuler en voiture ni même à pied. Ces intervenantes venues pour une sensibilisation au handicap se sont retrouvées prises au dépourvu, les bras chargés d’affaires, devant l’établissement. Des professeurs qui se sont présentés devant les grilles à 13 heures ont également reçu une fin de non-recevoir : ils venaient assister à un conseil de classe.
« Ici, on n’a encore jamais vu ça »
Les policiers intiment l’ordre aux riverains du quartier d’emprunter les axes ouverts. » Je suis obligé de faire le grand tour ? Je commence à 14 heures ; je suis en retard », insiste un habitant. Camille et Romane avaient cours de sport et de physique-chimie. Ce matin, alors qu’elles se préparaient pour aller en cours, les copines ont appelé. » Elles nous ont expliqué qu’il y avait une alerte à la bombe et qu’il ne valait mieux pas qu’on vienne. Elles ont insisté : ce n’est pas un exercice. Ici, on n’a encore jamais vu ça. Moi je pensais que c’était une blague « , commente Camille, lycéenne. Sa camarade s’inquiète : » Mais ils vont nous compter absentes ? Et comment on fait si ça explose ? «
Une équipe cynophile de la Brigade de Gendarmerie des Transports Aériens de Toulouse-Blagnac a fait le déplacement. Appuyés par des gendarmes spécialisés en reconnaissance d’explosifs dans les Hautes-Pyrénées, un maître et son chien ont fait le tour des bâtiments durant une bonne partie de l’après-midi. A 16h30 les élèves ont pu rentrer chez eux : les démineurs n’ont rien découvert de suspect. » La levée de doute s’est terminée à 17h30. Aucun élément explosif n’a été détecté suite au passage de l’équipe cynophile dans l’ensemble des bâtiments du collège. L’auteur, qu’il soit majeur ou mineur, de ces appels malveillants s’expose à des poursuites pénales pour délit de fausse alerte « , rappelle la préfecture des Hautes-Pyrénées.


