Dimanche soir, une « bousculade » s’est produite entre le maire sortant, Emmanuel Alonso, fraîchement réélu, et sa concurrente, Virginie Faveron. Cette dernière a porté plainte. Ambiance…
Les deux protagonistes, à savoir Emmanuel Alonso, ancien et nouveau maire d’Aureilhan, et Virginie Faveron, son opposante (et ancienne de son équipe), sont au moins d’accord sur un point : la journée a été tendue dans les bureaux de vote d’Aureilhan. Le maire explique que sa concurrente n’a cessé de vouloir faire noter des incidents de vote sur les procès-verbaux, perturbant sans arrêt les opérations de vote, et créant une ambiance de tension. Son opposante ne dit pas le contraire, estimant que ses requêtes étaient justifiées… Et la tension n’a cessé de grimper jusqu’à ce que l’on en arrive à l’incident. « Alors que les résultats n’étaient pas proclamés, que les procès-verbaux n’étaient pas encore remplis ni signés, Mme Faveron est montée sur l’estrade et a salué ses électeurs, ce qui n’est pas légal, elle aurait dû attendre, c’est une question de respect », argue Emmanuel Alonso. « Je suis alors monté sur l’estrade, je me suis mis entre elle et le public, et je l’ai invitée à descendre, en la prenant par le bras. Ensuite, une fois en bas avec ses soutiens, ça a été un déferlement d’insultes. Et une dizaine de minutes plus tard, elle a appelé les pompiers et la police. Les policiers nous ont entendus, voilà où on en est. Je prends l’affaire très au sérieux, il n’y a pas eu de violences, je ne peux pas laisser dire n’importe quoi, il y a des témoins. Et je le répète, toute la journée, Mme Faveron a perturbé le scrutin. »
Une plainte déposée
De son côté, Mme Faveron ne désarme pas : « Nous n’avions aucune animosité, même si la journée a été émaillée d’incidents. Nous savions qu’on avait perdu, mais la proclamation des résultats tardait, sans aucune explication. Comme nous voulions partir, je suis donc montée sur l’estrade pour remercier mes soutiens, peut-être que je n’aurais pas dû le faire, mais ça ne partait pas d’une intention malsaine, et M. Alonso m’a alors empoignée pour me faire descendre et quitter la scène. Je me suis débattue, ce qui a d’abord motivé l’intervention de la policière municipale. Ensuite, quelques minutes plus tard, choquée, j’ai été prise d’un malaise, et j’ai fait appeler les pompiers et la police nationale. Comme je n’avais pas de blessure ni de marque, les policiers ont estimé que ce n’était qu’une bousculade, et n’ont pas voulu enregistrer ma plainte. Alors, je suis allée porter plainte à la gendarmerie, ce lundi matin, et je vais consulter un médecin. » Un événement qui vient couronner, si l’on peut dire, une campagne assez tendue, un scrutin qui l’était encore plus, et qui n’augure pas d’un mandat à venir empreint de sérénité…


