Les sanctions concernant les infractions à la sécurité routière sont durcies dans les Hautes-Pyrénées. Face à une hausse de 4 % de la mortalité au niveau national et cinq accidents mortels liés aux stupéfiants en 2025 dans les Hautes-Pyrénées, les suspensions de permis seront désormais plus longues et plus sévères. Voici ce qui change pour votre précieux sésame.
Coup d’arrêt aux comportements dangereux sur la route ? Le préfet des Hautes-Pyrénées, Jean Salomon, annonce qu’il vient de durcir « le barème départemental des suspensions de permis de conduire dans un contexte marqué par l’augmentation de l’insécurité routière au niveau national et de certains comportements à risque. » Au niveau national, la mortalité routière est en hausse de 4 %. À l’échelle des Hautes-Pyrénées, les accidents mortels impliquant des conducteurs sous l’emprise de stupéfiants sont en nette augmentation : aucun cas en 2023, un en 2024 et cinq en 2025. Les contrôles réalisés en 2025 ont révélé 680 dépistages positifs aux stupéfiants et 863 dépistages positifs à l’alcool.
Comportements à risque ou dangereux particulièrement ciblés
Les comportements à risque ou délictuels sont particulièrement ciblés : la conduite sous l’empire d’alcool, les refus d’obtempérer aggravés, les infractions simultanées à la tenue en main du téléphone pendant la conduite, les infractions simultanées de conduite sous l’empire d’alcool et/ou stupéfiants et d’excès de vitesse, les infractions provoquant un accident corporel ou mortel, les récidives dans un délai de moins de 5 ans concernant la conduite sous l’empire d’alcool ou de stupéfiants.
« Les sanctions sont également renforcées pour certains profils : elles sont doublées pour les titulaires d’un permis probatoire (dans la limite de 12 mois) ainsi que pour les professionnels du transport de personnes, sans limitation, y compris en dehors du temps de travail » précise le préfet des Hautes-Pyrénées dans un communiqué.
Des suspensions du permis de conduire plus longues
Concrètement, un conducteur contrôlé avec un taux d’alcool supérieur à 0,70 mg/l d’air expiré se verra suspendre son permis pour une durée maximale de 8 mois (contre 6 mois auparavant). En cas de récidive dans les cinq ans, la suspension peut aller jusqu’à 12 mois. Un conducteur sous l’emprise simultanée de l’alcool et de stupéfiants pourra faire l’objet d’une suspension de permis allant jusqu’à 9 mois (contre 6 mois auparavant). Un conducteur refusant la priorité à un piéton tout en utilisant son téléphone au volant encourt une suspension de permis pouvant atteindre 3 mois (contre 2 mois auparavant).
Une aggravation des sanctions administratives avant le passage devant la justice dans les cas les plus graves. De quoi faire réfléchir les conducteurs et de les dissuader de prendre le volant en cas de consommation d’alcool ou de stupéfiants ?


