Lucas Leglise compile les avis les plus redoutables laissés sur Google. Le jeune vidéaste se met ensuite en scène sur ses réseaux sociaux pour tester le restaurant, le commerce ou même la station de ski concernée. Verdict : ce n’est jamais aussi abominable qu’annoncé… Voici tout ce qu’il faut savoir.
Il y a ceux qui rêvent d’avoir le maximum d’étoiles sur les avis. Et d’autres, comme Lucas Léglise, qui sont en quête… du minimum d’étoiles. L’été dernier, ce Bordelais installé à Bagnères-de-Bigorre s’est lancé dans une nouvelle aventure avec un ami. « Je produis déjà du contenu sur les réseaux sociaux depuis des années. J’ai notamment pris l’habitude de documenter mes voyages. Mais cette fois-ci, j’ai trouvé un concept intéressant à exploiter. Il s’agit de tester les avis les plus mauvais laissés sur Internet aux restaurants, aux hôtels, aux structures qui proposent des activités, aux commerces… » Ni une ni deux, avec son copain Iannis Ouzeri, celui qui est par ailleurs vidéaste pour la maison de production Capsus à Bagnères, lance son compte sur TikTok et Instagram « 1 étoile ».
Sur son temps libre, Lucas Léglise parcourt de fond en comble les avis les moins favorables. Exemple : le domaine de ski le Grand Tourmalet. « J’ai lu un commentaire qui évoquait une vétusté des infrastructures, un prix de forfait trop onéreux et ce, quel que soit le nombre de pistes ouvertes. Alors pendant mes vacances, pour en avoir le cœur net, j’ai testé », raconte le réalisateur de 26 ans. Verdict : « C’est vrai que les forfaits sont très chers et les équipements assez anciens. Mais comme c’est la première fois que je skie de ma vie et donc la première station que je découvre, je ne peux pas comparer. J’ai plutôt apprécié le moment », résume le skieur en herbe en attribuant la note de 4,5/5.
« En effet, c’est bien un bordel sans nom »
Autre exemple dans le magasin Noz de Tarbes. « Ici, c’est un florilège de mauvais commentaires. Sur les 1 300 avis Google, les usagers décrivent surtout le bordel dans les rayons », se souvient Lucas Léglise. Il n’en fallait pas moins pour le titiller. Le voilà déjà dans les allées de l’enseigne, chariot en main, se filmant avec son smartphone. « En effet, c’est bien un bordel sans nom. Mais j’ai bien tenu à préciser que ce n’était pas du fait du personnel, mais plutôt à cause du comportement des clients », note-t-il. Car ses vidéos divertissantes ont aussi une visée pédagogique. « L’idée est de retenir autre chose que le négatif. On tempère nos propos pour essayer d’avoir un discours réaliste et équilibré, pour rétablir la vérité », tient-il à préciser.
« On teste tout et n’importe quoi »
Le duo n’a aucune limite et expérimente tout, dans les Hautes-Pyrénées et dans la région bordelaise : Action, Lidl, Auchan, des barbiers, des enseignes de cookies, un cinéma, un kebab… « On s’est donné la liberté de tester tout et n’importe quoi, dans la mesure où l’on se fait notre propre avis et que l’on reste respectueux », ajoute-t-il. Peut-être qu’un jour, les deux compères généreront de l’argent avec leurs vidéos.
En attendant, le concept a du succès : 230 000 vues sur la vidéo du kebab et 117 000 pour Noz. Lucas Léglise et Yanis Ouzeri préparent déjà leur prochaine publication… On n’a pas le droit d’en savoir plus. Ni quelle note ils attribueront à cet article…


