Les serres municipales de Tarbes ouvrent leurs portes au public ce dimanche 3 mai. Plongée commentée par ceux qui veillent sur près de 60 000 plantes qui fleuriront Tarbes dans les prochaines semaines.
C’est une plongée qui éveille les sens mais aussi, inévitablement, une certaine conscience environnementale. Ce dimanche, les serres municipales de Tarbes ouvrent leurs portes toute la journée. « Il faut se rendre compte de ce que produisent les agents municipaux, dans le cadre d’une gestion durable de toute la chaîne du fleurissement, avoue le maire Pascal Claverie. C’est incroyable. Ces serres sont un atout précieux pour notre ville. C’est l’occasion de découvrir les végétaux qui embelliront notre ville dans les prochains mois. » Et qui valent à Tarbes ses quatre fleurs au classement des villes fleuries. Avant qu’elles n’embellissent parcs, jardins, ronds-points, et même jusqu’aux gerbes, ce sont 60 000 plantes et 500 suspensions qui peuplent ce demi-hectare de serres, sur lequel veillent cinq agents.

Un événement ancré dans l’agenda mais qui témoigne des changements de l’époque, avec une adaptation perpétuelle des agents. « On a repensé tout un système où chaque choix est fait pour répondre aux enjeux écologiques, en consommant moins d’eau, en ayant davantage de résilience, tout en maintenant l’embellissement et en améliorant le cadre de vie, explique la cheffe de service Paysage et espaces publics, Delphine Artigues. Il y a une vraie méthode, les agents, passionnés, mènent des essais, des expérimentations, pour fleurir la ville d’aujourd’hui et de demain. »
Aussi, la réaction de chaque plante est examinée. « Des plantes comme le pétunia sont de gros demandeurs d’eau et d’engrais. Donc on regarde davantage vers des plantes grasses, en travaillant sur des associations de couleurs certes, mais aussi de graphismes, de formes, d’odeurs même, décrypte Christophe Bouhaben, le responsable des serres. On va déterminer le plan de fleurissement de l’an prochain dès cet été, en fonction de comment les plantes passent la saison, comment elles résistent, mais aussi comment elles sont perçues par la population et en quelle mesure on peut les reproduire. Car, comme la pollinisation, la reproductibilité est un enjeu, pour être plus autonome. On fait nos propres boutures, on retrouve un savoir-faire et limite nos achats. Pour ça, on simplifie nos fleurissements, en sélectionnant les plantes les plus adaptées. C’est aussi l’enjeu de ce dimanche de portes ouvertes, d’expliquer aux habitants toute cette réadaptation. »

Programme fleuri dimanche
700 personnes sont attendues ce dimanche aux serres municipales pour cet événement gratuit. « En les visitant avant les plantations, ça permet de mesurer l’échelle et la superficie que ça représente » avoue Christophe Bouhaben. Les visites guidées que commenteront les agents eux-mêmes s’égraineront de 9 h 30 à 12 h 30 et de 13 h 30 à 18 h. Des ateliers seront proposés durant les temps d’attente, un pour voir les plantes différemment et un, plus ludique, sur la musique des plantes, avec les feuilles reliées à un système pour donner des ondes à partir de la sève. Une pièce de théâtre organisée par la grainothèque de l’agglomération s’attaquera à la reproductibilité des plantes.


