7 ans de prison pour viol : le rappeur Naps peut-il encore monter sur scène ? La colère monte avant son concert programmé à Tarbes

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La controverse autour du concert de Naps au RG Room agite Tarbes. Condamné à sept ans de prison pour viol en première instance, le rappeur a fait appel. Le collectif droits des femmes 65, qui pointe le risque de « discréditer les victimes de violences sexuelles », réclame sa déprogrammation. Tout ce qu’il faut savoir.

« Continuer à programmer cet homme […] consiste à banaliser la culture du viol » : Ce sont les mots forts que le collectif droits des femmes 65 a employés dans son courrier pour dénoncer la venue au RG Room pour un concert le 15 mai prochain de l’artiste Naps, suivi par plusieurs millions d’abonnés sur les réseaux sociaux et auteur du tube La Kiffance.

Le 19 février dernier, l’artiste a été condamné en première instance à sept ans de prison avec mandat de dépôt pour avoir violé une femme durant son sommeil en octobre 2021. Selon nos confrères du Monde, « les examens médicaux avaient révélé des lésions et des douleurs compatibles avec une pénétration vaginale forcée ».

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Dans ses motivations, la cour criminelle de Paris a fait valoir « l’absence de consentement » et souligné que la plaignante avait dit « qu’elle dormait » et que « la douleur de la pénétration l’avait réveillée ».

Après avoir fait appel de la décision, le rappeur marseillais de 40 ans, Nabil Boukhobza de son vrai nom, a été remis en liberté sous contrôle judiciaire.

Une venue qui « contribue à invisibiliser les victimes de viol »

Selon Laurence, l’une des personnes de l’équipe d’animation du collectif droits des femmes 65, celui-ci a été « alerté par une femme choquée par cette programmation. En plus de sa condamnation, trois plaintes pour des faits de viol ont été déposées contre lui en 2024. Certes, la présomption d’innocence est une notion importante en droit mais continuer à programmer cet homme dans un lieu festif contribue à banaliser et cultiver la culture du viol et à invisibiliser et discréditer les victimes ».

« Est-il raisonnable d’inviter un homme condamné pour viol en première instance ? », s’interroge le collectif droits des femmes 65, alors « qu’on connaît la réputation de l’Arsenal et de ce qui s’y passe de façon suffisamment régulière pour la majorité des candidats aux municipales ait souhaité y créer un commissariat spécifique ».

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Surtout, le collectif s’interroge à dessein sur « le message envoyé au public et à la victime qui a eu la force d’engager une procédure pénale contre son « présumé » agresseur et aux trois femmes qui ont eu le courage de porter plainte, et à toutes les femmes victimes de viol ».

« Une manifestation inappropriée » pour le maire de Tarbes

Le courrier a été envoyé également au maire de Tarbes et à la préfecture des Hautes-Pyrénées qui, espère le collectif, « pèseront sur la décision du gérant de l’établissement de déprogrammer la manifestation », même si « légalement, ils ne peuvent pas faire grand-chose ».

Contacté par nos soins, le maire de Tarbes Pascal Claverie « considère que cette manifestation est inappropriée. Si une condamnation n’est pas définitive, elle entache la probité de l’artiste mis en cause. Je doute que les organisateurs aient mesuré la portée de la situation. Et je comprends tout à fait l’indignation du collectif et de toutes les victimes de violences sexuelles ».

Contacté, le gérant de l’établissement de nuit n’a pas donné suite à nos sollicitations.



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