La Journée de l’Europe a été aussi celle de la fête des jumelages, organisée par la municipalité, dans un esprit de rencontres et de convivialité.
Si le 9 mai est considéré comme la naissance de l’Europe avec la déclaration de Robert Shuman, cette date est aussi l’occasion à Bagnères-de-Bigorre d’organiser la fête des jumelages.
Comme l’a évoqué dans son discours inaugural, Aurélien Cartade, nouvel adjoint en charge des jumelages, « l’Europe ne se résume pas à des institutions, à des traités ou à des frontières administratives. L’Europe vit avant tout dans les rencontres humaines, dans les échanges entre les peuples, dans les liens d’amitié qui se tissent entre les villes, les générations et les cultures. Et ici, à Bagnères, ces liens existent grâce à vous, faisant vivre concrètement l’esprit européen ».
Le parvis de la Médiathèque en ce premier week-end de mai, un jour de marché sous le soleil, en était un bel exemple.
Après l’allocution d’Aurélien Cartade, chacun des président(e) s des comités des différents pays a pu s’exprimer, évoquant l’histoire de sa jumelle et reprenant la liste des activités qui sont organisées dans les échanges.
Des cultures différentes qui se ressemblent
L’eau a été évoquée tout comme les paysages et le patrimoine.
Malvern est une ville thermale, tout comme Alhama de Granada.
Au XVIIIe siècle, des scientifiques ont prouvé que l’eau de Malvern était la plus pure de tous les « spas » en Angleterre (référence à la ville de Spa en Belgique) . Les eaux d’Alhama sont réputées depuis l’Antiquité, et le nom de la ville trouve son étymologie dans les mots Bains chauds en arabe.
L’eau pour la santé, pour le tourisme qui façonne les paysages, chacun a repris l’histoire de sa ville jumelle. Et si pour Jonathan Barclayn, Inverurie, l’autre ville écossaise, n’est pas une ville thermale, le mot « inver.. » veut dire la confluence des eaux et pour Inverurie ce sont les deux rivières – the Urie et the Don, une rivière renommée pour la pêche au saumon, mais aussi à la truite !
À Tutzing, il y a un lac, où l’on se baigne avec une belle fête, celle du mariage du pêcheur, avec des costumes et des chars fleuris, et une belle légende que nous a contée Jacqueline Legée. Avec humour Danièle Beauchet a fait quelques comparaisons entre Granarolo dell Emilia et Bagnères : « nous avons le maïs, ils ont le blé…/Ils ont la mer, on a les montagnes…/Ils ont le foot, on a le rugby… ». Mais les problématiques ne sont pas loin, et les mêmes, entre pénuries et inondations ;
Des activités qui rassemblent
Il y a les échanges scolaires avec les élèves du collège et du lycée qui perpétuent l’histoire des jumelages, les cours de langues, les voyages découverte, des temps de conversation, de chant choral, des repas… autant de moments pour partager d’autres cultures, et découvrir un autre patrimoine.
Au-delà des frontières, il y a l’humanité, que chacun a soulignée, mais c’est souvent ensemble que les différents comités organisent les manifestations, s’aidant les uns les autres. Les différents stands rivalisaient de gourmandises et le spectacle de danse flamenco a enflammé le parvis de la Médiathèque.


