Avant la sortie de son premier album à l’automne, Ôzam, jeune chanteur lourdais de 28 ans, se produira le 25 juillet au Pic du Midi, en première partie du concert de Yannick Noah. Un bel accomplissement pour cet artiste, parolier et guitariste, de son vrai nom Ô Samba Samuel Malonga, qui compose depuis cinq ans une musique à la frontière de la chanson française, du slam et du rap. On l’a rencontré en amont de ce moment fort à vivre.
Vous allez faire la première partie de Yannick Noah au Pic du Midi. Qu’est-ce que ça représente pour vous ?
Ôzam : Cela représente l’accomplissement de beaucoup de travail et la reconnaissance de la part des structures qui m’accompagnent, notamment la Scène de musiques actuelles (Smac) La Gespe. Une première partie, ce n’est pas tout à fait comme un concert… Même si j’appréhende un peu, j’ai hâte d’y être ! Le cadre du Pic du Midi est exceptionnel, les gens seront contents d’être là-haut. Une belle expérience à vivre !
Comment va se dérouler cette première partie ?
La première partie débute à 19 h pour soixante minutes de live. Je prépare un set assez nuancé pour balayer en large mon univers artistique, en guitare-voix. Je prévois de chanter mes morceaux phares et je réserve également quelques exclusivités pour l’occasion…
Est-ce une première ?
C’est un exercice que j’ai déjà expérimenté, en faisant la première partie du groupe Ryon au festival Musica’Lagos (près de Nay, dans les Pyrénées-Atlantiques). Mais il n’y a rien d’acquis… J’ai hâte de découvrir toute l’organisation logistique qu’il y a derrière un grand artiste comme Yannick Noah.

Qu’est-ce que Yannick Noah représente pour vous ?
C’est quelqu’un qui a beaucoup été présent dans mon enfance : il y a plusieurs de ses chansons avec lesquelles j’ai grandi ! Je me suis replongé dans son univers à l’approche du concert et je trouve qu’on a des traits similaires : une énergie positive, l’envie de rassembler les gens, de créer du lien social… C’est super d’avoir cette cohérence musicale et artistique entre la première partie et le concert principal.
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Comment avez-vous été choisi pour faire cette première partie ?
La Gespe m’accompagne et suit mon évolution depuis trois ans. Ce sont les techniciens qui m’ont recommandé auprès de la programmation de Yannick Noah, puis auprès de celle du Pic du Midi. Mon cas a donc été étudié par les deux structures différentes avant d’être validé. C’est une belle reconnaissance : on estime que j’ai la capacité d’animer cette première partie… Et ça, c’est aussi grâce à La Gespe.
Pour ceux qui ne vous connaissent pas, comment définiriez-vous votre style musical ?
Ça démarre comme un journal de bord, puis ça devient une balade musicale… Côté textes, c’est très poétique et, musicalement, ça tire vers la balade, la variété. Les deux ensemble, ça donne un moment sympa, chaleureux et intimiste.
Vous êtes d’ailleurs en train de préparer votre premier album…
Quand j’ai quitté la région parisienne pour Lourdes en 2021, j’ai beaucoup écrit sur mon quotidien, mon ressenti, mes émotions… Ce que l’on retrouve dans mes deux premiers EP : « J’ai quitté la ville » parties 1 et 2. Maintenant, je suis sur la création de mon album, qui s’appelle « La vie des autres ». L’idée, c’est de se tourner plus vers les autres, de mettre en musique ce que l’on me confie… Et je pense que la ville de Lourdes me permet de découvrir l’humanité dans tout ce qu’elle est, grâce à sa diversité et sa richesse culturelle.
Dans le cadre de votre activité musicale, on sent un ancrage local fort…
J’aime bien Lourdes parce qu’on s’y sent utile, beaucoup plus proche du tissu local que dans une grande ville par exemple. J’interviens auprès de nombreux acteurs locaux : associations, tiers-lieux, Ehpad, etc. Et j’aime ça : cela me permet de révéler ma personnalité et d’être au service des gens.

Comment voyez-vous la suite de votre « carrière » dans la musique ?
La musique, c’est un espace où j’ai l’impression de pouvoir exprimer toutes mes personnalités : dans l’organisation, dans l’artistique, dans l’interaction… Et quand on s’y sent bien, on a envie de continuer, forcément. Mon projet est en pleine émergence, donc je relève les défis un à un. Il y a d’abord cette première partie, l’album à venir le 1er novembre, puis une tournée… On fera alors les comptes et on verra ce qu’on peut envisager pour la suite.
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Pensez-vous que cette première partie de Yannick Noah peut vous servir de tremplin ?
Je pense que oui. Déjà, il y a l’aspect médiatique d’un tel événement. Je ne suis même pas encore monté sur scène que, déjà, de nouvelles personnes viennent me suivre sur les réseaux et me sollicitent par messages. Le jour de la première partie, je compte être le plus sincère possible. Et puis, il se passera ce qu’il se passera mais je ferai de mon mieux pour répondre aux attentes des personnes qui m’ont recommandé. J’espère une belle rencontre avec Yannick Noah, de bonnes interactions avec le public et un moment suspendu au sommet…



