Les sept détenus de la maison centrale de Lannemezan, poursuivis pour l’agression collective d’un autre prisonnier, ont été fixés sur leur sort. Jugés le 9 juin devant le tribunal correctionnel de Tarbes, lors d’une audience tenue à huis clos en raison des enjeux de sécurité, ils ont tous été reconnus coupables et condamnés à des années supplémentaires de prison.
L’affaire a nécessité une audience exceptionnelle et un important dispositif de sécurité. Après avoir obtenu un délai pour préparer leur défense lors de leur première comparution, les sept détenus de la maison centrale de Lannemezan poursuivis pour l’agression collective d’un autre prisonnier ont finalement été jugés par le tribunal correctionnel de Tarbes, le 9 juin.
Dès l’ouverture de l’audience, le vice-procureur a de nouveau demandé le huis clos. Une mesure motivée par les impératifs de sécurité liés au profil des prévenus, tous condamnés à de longues peines pour des faits criminels ou délictuels graves. « La configuration de notre salle d’audience ne permet pas de prendre de risque », a notamment souligné le magistrat. Malgré l’opposition des avocats de la défense, le tribunal a choisi de suivre ces réquisitions.
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Le public a donc été invité à quitter la salle. Quatre des prévenus ont alors pris place dans l’espace réservé aux parties, sous la surveillance constante des agents pénitentiaires. Les trois autres ont été installés dans le box vitré, eux aussi étroitement encadrés. Un dispositif à la mesure d’un dossier particulièrement sensible.
À coups de couteau
Six des sept hommes comparaissaient pour violences volontaires en réunion, avec préméditation et usage d’une arme. Le septième était poursuivi pour complicité. Il lui était reproché d’avoir empêché un surveillant pénitentiaire d’intervenir au moment des faits.
L’affaire remonte à plusieurs semaines. Selon les éléments du dossier, les sept détenus s’en étaient pris collectivement à un autre prisonnier récemment arrivé à la centrale de Lannemezan. Blessée à l’épaule par arme blanche après avoir été lynchée, la victime s’était vu prescrire quinze jours d’incapacité totale de travail.
Lors de leur première comparution, les avocats avaient évoqué le comportement particulièrement conflictuel de ce détenu, présenté comme difficile à gérer au sein de l’établissement. Plusieurs incidents auraient précédé l’agression, entre insultes, crachats et même projections d’eau bouillante sur d’autres détenus.
Des années de prison supplémentaires
Pour autant, ces éléments n’ont pas suffi à convaincre le tribunal d’atténuer la responsabilité des prévenus. Selon l’un des avocats de la défense, les débats se sont déroulés dans le calme malgré la tension entourant ce procès hors norme.
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Au terme de l’audience, les sept détenus ont été reconnus coupables. Le tribunal correctionnel de Tarbes a prononcé des peines d’emprisonnement ferme allant de deux à quatre ans. Des condamnations qui viendront s’ajouter aux longues peines déjà purgées par les intéressés.


