Pour la première fois depuis près d’un demi-siècle, aucun élu communiste ou de gauche ne siège au conseil municipal de Tarbes. Entre inquiétude face à la progression du RN, critiques du budget municipal et opposition au projet d’hôpital commun de Lanne, la section de Tarbes du Parti communiste monte au créneau et dénonce les choix de la majorité.
« Aux municipales, nous avons pris un coup sur la tête. » Hervé Charles exprime, au nom de la section du PCF de Tarbes, l’état de sidération qui a suivi l’absence d’élus de gauche et notamment communistes au conseil municipal : « Une première depuis 1977 ».
Un résultat très décevant qui se double d’une incroyable percée de « l’extrême droite » : « Nous avons été sonnés par le fort score du RN. Celui-ci lui donne une tribune politique inespérée. » D’ailleurs, Hervé Charles attribue « un bon point au maire de Tarbes, presque le seul : il ne va pas faciliter la tâche au RN ».
« La suppression de la taxe sur les logements vacants n’est pas un bon signal »
Pour le reste, la section du PCF de Tarbes se dit « inquiète, notamment sur la construction du budget à venir » qui reflète « une politique de droite classique qui ne nous surprend pas ». « On baisse les recettes pour un montant d’environ 1 M€ et on stabilise, voire on augmente un peu les dépenses. »
Côté recettes, Hervé Charles pointe « la suppression de la taxe sur les logements vacants qui s’adresse à une petite frange de la population, n’est pas un bon signal. Cela ne va pas régler le problème des logements vacants à Tarbes, qui sont au nombre de 4 à 5 000 ». Selon l’ancien conseiller municipal d’opposition, « la réforme du stationnement » de la municipalité envoie aussi un message négatif : « Prenez votre voiture pour venir en ville » en se passant de toute réflexion sur le transport en commun ».
Le PCF s’inquiète aussi que « la baisse du taux de taxe foncière annoncée par M. Lagonelle et le doublement du nombre de caméras de vidéosurveillance » se fassent « au détriment des dépenses sociales » ou « d’un plan massif sur la rénovation des bâtiments publics, notamment des écoles, qui devraient être la priorité du mandat ».
« Favorable à la rénovation des hôpitaux de Tarbes et de Lourdes »
Hervé Charles regrette « beaucoup de communication sur la politique municipale » comme « la gestion des marginaux place de Verdun. On déplace le problème ailleurs sans vraiment venir en aide aux personnes ».
Enfin, alors que l’enquête publique sur l’hôpital commun de Lanne va débuter à partir du 6 juillet, le PCF se dit toujours « favorable à la rénovation des hôpitaux de Tarbes et de Lourdes » et aimerait connaître la position exacte de la municipalité sur le sujet.


