Bernard Plano dresse le bilan de dix-huit années à la tête du Smectom. L’occasion pour lui de revenir sur la forte croissance de la structure et les nombreux investissements réalisés au service du territoire.
Trois mois après sa défaite aux élections municipales, qui a entraîné son remplacement au sein d’autres instances comme le Smectom, Bernard Plano l’affirme : « Le deuil est fait. »
Pas question pour autant de rester inactif. C’est avec une énergie toute renouvelée qu’il souhaite encore œuvrer, à son niveau, pour le territoire. C’est pour cette raison qu’il a souhaité dresser le bilan de ses années passées à la tête du Syndicat mixte d’étude, de collecte et de traitement des ordures ménagères (Smectom), qui regroupe de nombreuses communes.
« Mesurer le travail accompli »
« Aujourd’hui, je souhaite regarder le chemin parcouru, mesurer le travail accompli et me projeter vers l’avenir avec lucidité et ambition. En 2008, notre structure était avant tout un service de proximité, animé par l’engagement de ses équipes mais disposant de moyens limités. Nous regroupions alors soixante communes et dix-sept mille habitants. Notre budget s’élevait à cinq millions d’euros et une trentaine d’agents exerçaient leurs missions dans des conditions parfois précaires, avec seulement quatre camions et deux déchetteries », a commenté celui qui fait désormais partie des délégués au sein de la structure.
Il a notamment insisté sur l’évolution conséquente du Smectom : « Dix-huit ans plus tard, le paysage a profondément changé. Notre syndicat est devenu un acteur majeur du service public de gestion des déchets sur l’est du département. Aujourd’hui, nous rassemblons deux cent huit communes et assurons un service de qualité à près de soixante mille habitants. Notre budget a quadruplé pour atteindre vingt millions d’euros. »
Une occasion également de rappeler les équipements dont s’est doté le Smectom au fil des années pour accompagner cette croissance : « Il fallait aussi construire et moderniser. C’est dans cet esprit que nous avons engagé un ambitieux programme d’investissements. En 2010, nous avons construit un garage adapté à notre flotte de véhicules ainsi que des locaux sociaux pour les agents. En 2014, nous avons inauguré notre siège administratif, tournant définitivement la page des installations provisoires. En 2017, la déchetterie de Grézian a été agrandie pour répondre aux besoins croissants du territoire. En 2025, nous avons franchi une étape majeure avec la mise en service du pôle de valorisation et d’une nouvelle déchetterie sur le plateau de Lannemezan, équipements structurants. »
Les meilleures pages « restent à écrire »
Il est également revenu sur la gestion « humaine et performante » de la structure : « Nous avons renforcé la maîtrise financière de notre établissement grâce à la mise en œuvre de la redevance spéciale, optimisé les tournées de collecte et développé des outils de pilotage garantissant la transparence. Nous avons également fait le choix de l’économie circulaire et de la solidarité avec la création de la recyclerie dès 2016, puis le développement d’un chantier d’insertion. Parce que la gestion des déchets peut aussi être un levier d’emploi et de cohésion sociale. Nous avons placé l’humain au cœur de notre action. Rien de durable ne se construit sans les femmes et les hommes qui font vivre le service public au quotidien, sans oublier, bien sûr, la directrice de structure, Stéphanie Vielcazals. »
Une liste de réalisations et d’avancées en forme de compte rendu positif d’une gestion qui se doit de rester rigoureuse : « Cette transformation collective constitue une fierté partagée. Le bilan est solide ; pourtant, il ne constitue pas une fin en soi. Je suis fier du chemin parcouru et convaincu que les meilleures pages de notre syndicat restent encore à écrire. »


