Retrouvez La Haute-Bigorre autrefois, la chronique hebdomadaire de Christophe Cathelain, où l’histoire locale renaît à travers les photos anciennes.
C’était il y a 50 ans exactement, au cœur de l’été 1976. Tandis que la France suffoque sous une canicule historique, une tempête de bonne humeur déferle sur Bagnères-de-Bigorre. Sous un chapiteau dressé devant la halle aux grains, la cité thermale accueille la pétillante Annie Cordy. C’est alors l’apogée de sa carrière. Le public reprend en chœur son tout nouveau titre, « La Bébête », mais surtout ses immenses succès « La Bonne du Curé » (1974) et « Frida Oum Papa » (1975). Avec son énergie débordante, la reine du music-hall transforme la ville en une fête populaire inoubliable, faisant oublier pour un soir la chaleur écrasante. Aujourd’hui encore, il n’est pas rare de croiser en Bigorre des personnes, comme tatie Jacqueline, qui, avec un sourire complice, esquissent les pas de la chorégraphie de « La Bonne du Curé » en fredonnant : « Moi, j’voudrais bien (ouin-ouin-ouin), mais j’peux point (ouin-ouin-ouin)… ». Un souvenir haut en couleur.


