Dans une ambiance festive et engagée, plusieurs dizaines de personnes se sont retrouvées samedi à Tarbes pour la Marche des Fiertés 65. Entre célébration de la diversité et revendication pour davantage d’égalité, les participants ont rappelé que les discriminations et l’isolement des personnes LGBT+, particulièrement en milieu rural, demeurent une réalité.
« La peur et la honte continuent d’exister. Il y a encore trop de violences contre les minorités sexuelles. » De nombreux drapeaux et banderoles de toutes les couleurs ornaient la place de la mairie, samedi, autour de la statue de Danton, où régnait une ambiance festive et cosmopolite.
« Pour donner plus de visibilité aux personnes LGBT+ (lesbiennes, gays, bisexuelles, trans, queer, intersexes et asexuelles) », le village et la Marche des Fiertés 65 ont été organisés samedi autour de la place de la mairie, en référence à la marche revendicative de révolte de Stonewall aux États-Unis le 28 juin 1969 « contre l’invisibilisation des minorités sexuelles et la répression policière ». Une marche pour la liberté en quelque sorte.
Cet événement festif, qui clôt la Quinzaine des Fiertés, a regroupé une quinzaine d’organisations associatives, syndicales et politiques locales dont la Collective Queer Lesbienne Alternative du Comminges (QLAC) et le Césame de Toulouse, le centre de ressources de santé mentale.
« C’est dans le secteur rural que les personnes de la communauté LGBT+ ont le plus besoin de rompre leur isolement et de rencontrer du monde », soulignent Marion et Saïd, membres du collectif Marche des Fiertés 65, pour expliquer la pertinence d’un tel rassemblement.


