C’est avec des mots forts que ses amis les plus chers décrivent Laurence Lafforgue, leur chère Laurette, alors qu’elle vient de les quitter si soudainement.
Une infirmière engagée
Elle avait choisi, dès le plus jeune âge, de consacrer sa vie aux autres, avec un profond sens du devoir et une empathie innée qui la guidaient dans chacun de ses gestes. Infirmière dévouée, puis cadre infirmier aux CHU de Rangueil et de Purpan à Toulouse, elle s’est toujours investie pleinement dans son métier. Sa gentillesse, sa douceur et sa générosité furent des traits constants de sa personnalité, porteurs d’une énergie bienveillante qui illuminait ceux qui la côtoyaient. Chaque patient qu’elle croisait, chaque malade dont elle prenait soin, devenaient aux yeux de cette femme exceptionnelle bien plus que de simples patients. Animée par une empathie naturelle, elle se donnait sans compter, toujours à l’écoute, cherchant sans relâche à comprendre les besoins de chacun, à les soulager, à leur offrir un réconfort, un apaisement face à la douleur et à la maladie. Ce n’était pas seulement un métier pour elle, c’était une véritable vocation, un engagement total envers la dignité humaine.
Une Bagnéraise de cœur
Femme affable et chaleureuse, son sourire charmeur illuminait les visages, et sa voix douce apportait un apaisement immédiat. Brillante et dynamique, elle avait un attachement profond et sincère à sa ville natale, Bagnères-de-Bigorre, un lieu qui occupait une place particulière dans son cœur. Elle savait, au fond d’elle-même, qu’elle y reviendrait un jour, lorsque le temps serait venu de tourner la page de sa carrière professionnelle. Femme active et insatiable, elle désirait plus que tout marquer cet attachement indéfectible à Bagnères, qu’elle aimait d’un amour passionné. Femme de caractère, dotée d’un discernement aigu et d’un courage sans faille, elle avait pris la décision, après une carrière hospitalière riche d’expériences humaines, de continuer à servir les autres, mais désormais sous une autre forme : non plus au chevet des malades, mais au service de ses concitoyens et de sa ville. Aider les uns en servant l’autre, voilà son ambition. Elle voulait accompagner les plus fragiles, tout en valorisant cette cité qui l’avait vue naître. Son engagement civique allait devenir la nouvelle étape de sa vie, mêlant humanité et amour du territoire.
Une élue proche de ses administrés
Laurence Lafforgue avait été choisie, dès 2013, par Rolland Castells, qui avait perçu en elle, cette Bagnéraise charismatique à l’énergie communicative. Élue en 2014, adjointe au maire en charge des affaires sociales, elle a poursuivi, avec la même détermination, l’engagement qu’elle avait commencé plus de quarante ans auparavant : être au service des autres. Son engagement profond l’a portée loin puisqu’elle occupera les fonctions de vice-présidente de la communauté de communes de la Haute-Bigorre, en charge du service à la personne et de la cuisine centrale de 2014 à 2020. Après avoir consacré sa vie aux malades, elle s’est désormais tournée vers ceux que la vie, souvent de manière injuste, a frappés. Toujours proche des gens, à leur écoute, à leur service, elle n’a jamais cessé de se former, de s’informer, d’aller au contact des habitants pour mieux comprendre leurs difficultés et leur apporter aide et soutien. Qu’ils soient en détresse morale, sociale ou économique, elle a tendu la main à ceux qui ne savaient plus vers qui se tourner, à ceux que la vie avait oubliés. Preuve de sa volonté de porter ses valeurs plus haut encore, elle sera candidate aux élections législatives en 2022 aux côtés de Romain Giral, actuel adjoint au maire de Tarbes. Femme de cœur, amie fidèle, généreuse et toujours attentive, elle comprenait l’importance de son engagement sur la vie des autres. Fidèle en amitié comme dans ses convictions, elle savait s’entourer de personnes partageant ses idéaux. Maurice, son compagnon de toujours, et bien d’autres encore bénéficiaient de son amour, de sa bienveillance et de sa protection. Elle laisse aujourd’hui derrière elle un vide immense dans le cœur de ceux qui l’aimaient. D’une discrétion remarquable, elle prenait toujours le temps d’écouter les gens, avec un cœur grand ouvert et une empathie sans limites.


