La fermeture d’une classe à l’école Jules Ferry relance le débat sur l’éducation rurale. Le Parti socialiste dénonce dix suppressions depuis 2015 et une logique purement comptable face à la baisse de 1,5 % des effectifs.
Après le Parti Communiste Français, c’est au tour du Parti Socialiste de réagir suite à la fermeture d’une classe à l’école Jules Ferry à la rentrée 2026-2027. Et de déplorer l’absence de réaction de la part des élus locaux, mais pas seulement, depuis l’annonce publique de la fermeture survenue le 10 avril.
« Une vision comptable »
« La décision de fermeture d’une classe à l’école Jules Ferry telle quelle programmée à la rentrée de septembre 2026 lors du CDEN (Conseil Départemental de l’Education Nationale) du 10 avril dernier, n’a pas, il est vrai, suscité de protestations, de la part des élus de la Haute Bigorre. Cette nouvelle décision vient s’ajouter à d’autres fermetures dans le primaire au cours de ces dernières années :10 fermetures au total en Haute Bigorre depuis 2015. Aucune réaction, à ce jour, de la part de nos deux représentants siégeant dans ledit Conseil au titre de la collectivité départementale ou d’une structure associative éducative et, par ailleurs, élus municipaux de notre territoire », pointe le secrétaire de la section du Parti Socialiste du canton de Bagnères-de-Bigorre, Eric Dupuy, tout en soulignant la mobilisation des organisations syndicales d’enseignants et les associations des parents d’élèves.
L’adjoint au maire sortant et ancien inspecteur d’académie réagit en connaissance de cause et pointe une « vision comptable à court terme » du côté de l’Administration, basée sur la seule baisse de 1,5% des effectifs solaires. « Comment ne pas profiter de cette baisse pour améliorer le taux d’encadrement, mieux accompagner les élèves et améliorer les conditions de travail des personnels? », interroge-t-il.
« Vive inquiétude » sur un possible transfert de la compétence école à la CCHB
La section bagnéraise du PS déplore ainsi « l’absence d’un Plan
d’Action Ruralité », regrettant « que le seul élément retenu par l’administration soit le nombre d’élèves, sans offrir un regard sur des effectifs, jugés par niveaux. Et aussi, de ne pas tenir compte des restructurations que cela implique, notamment, sur des classes à double niveaux ».
Quant à la possibilité du transfert de la compétence école à la Communauté de Communes de la Haute Bigorre (CCHB), voeu formulé par certains élus de la collectivité intercommunale, le PS est d’autant plus inquiet. « Le seul et unique interlocuteur avec l’Education Nationale serait alors le président de la CCHB pour décider en matière de restructurations scolaires pour les 25 communes du territoire », alerte Eric Dupuy, appelant « les élus et la population à une forte mobilisation pour maintenir en proximité
une école de qualité. Nous refusons cette politique générale de sacrifice de l’ensemble des services publics en zone rurale ».


