Le Festival continue de réserver de belles surprises autour d’un instrument de musique au répertoire immense et grâce à des interprètes qui nous étonnent chaque soir.
Le répertoire est inépuisable, les interprétations renouvellent l’attention des auditeurs, les artistes, par leur grande sensibilité, aiment communiquer avec le public, partager leur passion et savent la transmettre.
Le « classique » qui inspire
À ceux qui pensaient avoir tout entendu et se lassaient un peu de la musique dite « classique », cette 29e édition bouscule les acquis. Le concert de l’Orchestre du Capitole de Toulouse fut somptueux et impérial, puisqu’il proposait d’entendre des œuvres certes connues de Beethoven et de Mozart, dans un voyage au cœur de l’Empire autrichien. Une ouverture au titre évocateur, « Prométhée », a permis au chef néerlando-russe Alexeï Ogrintchouk de poser un paysage sonore évocateur. On le sent très proche des musiciens, peut-être parce qu’il est lui-même hautboïste, qu’il les dirige ou, disons, en référence au nom allemand Leiter, qu’il les conduit d’un geste précis, avec énergie et dynamisme, dans une mélodie claire, sans emphase.
L’ambiance était installée pour accueillir François Dumont, un Mozartien inspiré dont on peut penser qu’il connaît tous les caractères du compositeur de Salzbourg, joueur ou inquiet, prêt à bondir au fil de multiples croches, bien vivant sous les doigts d’un pianiste lauréat des concours les plus prestigieux, mais qui sait aussi s’échapper vers son époque, ce qui nourrit peut-être son jeu. Pour finir, une somptueuse symphonie viennoise, comme on l’a rarement entendue, à la fois élégante et stylée.
Trois jours de fête pour aller « Au bout de l’Arc-en-ciel »
Deux conc’airs gratuits sont proposés sur le parvis de la médiathèque à 11 heures pour entendre la magnifique pianiste Elizaveta Frolova, curieuse de nature, dont le jeu est un heureux compromis entre les écoles russe et française de piano (aujourd’hui, jeudi 23 juillet), ainsi que William Winterstein, dont on apprécie autant la poésie musicale que la virtuosité (vendredi 24 juillet).
Côté Barèges, ne manquez pas le séduisant Vardan Mamikonian. Côté Haut Adour, retrouvez la famille Pascal : Denis, le père, au piano, fidèle de la première heure, avec ses fils Alexandre au violon et Aurélien au violoncelle, un trio gagnant (église de Campan, vendredi, à 20 h 30).
Pour conclure, à l’occasion du centenaire de sa naissance, Marilyn Monroe sera à l’honneur à la Halle aux Grains grâce à Alain Carré, comédien, et Laure Favre-Kahn au piano (samedi, à 20 h 30).


