Le carnaval scolaire a transformé la cour en un kaléidoscope de couleurs et de musique. Un flashmob intergénérationnel a fait voyager les participants à travers les décennies. La journée s’est conclue par la traditionnelle incinération de Monsieur Carnaval.
Cette année, Monsieur Carnaval a animé avec éclat la dernière journée d’école avant les vacances de février. Pour l’occasion, il avait revêtu un costume aussi original que symbolique, en accord avec le thème choisi : une radio-cassette géante. Sous un ciel enfin dégagé et des températures presque printanières, la fête s’est déroulée dans une ambiance des plus joyeuses.
Enfants et parents se sont prêtés au jeu des déguisements : dinosaures impressionnants, super-héros intrépides, sportifs déterminés, fées scintillantes, princesses élégantes, indiennes, gendarmes ou encore policiers… Un véritable kaléidoscope de couleurs et d’imagination a envahi la cour de l’école.
Point d’orgue de l’après-midi : un grand flashmob chorégraphié par les enseignants, les élèves et le service périscolaire du village. Le spectacle a offert un véritable voyage musical, des années 1940 aux années 2000.
Les maternelles ont ouvert le bal sur des airs des années 1940. Ils ont dansé avec enthousiasme sur « La mer » de Charles Trenet, « L’hymne à l’amour » d’Édith Piaf ou encore « La Belle de Cadix » de Luis Mariano, sans oublier quelques notes de blues américain.
Les cours préparatoires ont ensuite fait un bond dans les années 1960. Soutenus par les applaudissements rythmés des parents, ils se sont démenés sur des mélodies entraînantes : « Les crocodiles », « Harley Davidson » de Serge Gainsbourg, ainsi que des slows et des titres des The Beatles, qui ont insufflé une énergie communicative à leurs danses.
Les cours élémentaires ont revisité les années 1980 avec une playlist pleine de douceur, de tendresse et de peps. Sur des airs plus modernes, les élèves ont exprimé toute leur joie et leur enthousiasme, sous les regards admiratifs des familles.
Enfin, les cours moyens ont fait vibrer la cour au son des années 2000. Les artistes de cette décennie, dont les refrains sont encore fredonnés aujourd’hui, ont accompagné l’apparition de nouvelles gestuelles, inspirées notamment du rap et d’autres courants contemporains.
Mais la fête ne serait pas complète sans la traditionnelle sentence. Hélas, Maître Carnaval s’est montré quelque peu maladroit dans l’organisation du pot-pourri final, mêlant les morceaux avec un sens du rythme discutable et déstabilisant les jeunes danseurs. Mauvais DJ d’un jour, il en a payé le prix : comme le veut la tradition, il a été brûlé sur la place publique, sous les rires et les applaudissements, clôturant ainsi cette journée festive et mémorable.


