Mercredi soir à Lourdes, des centaines de personnes ont attendu en vain l’arrivée de 1 000 paires de lunettes pour observer l’éclipse solaire. La pharmacie Lafayette Varichon – Nabias, qui avait annoncé un réassort d’urgence, n’a malheureusement jamais reçu la livraison…
Les images ont fait le tour des réseaux sociaux. Mercredi soir, dans de nombreuses villes de France, ils étaient des milliers à faire la queue pour tenter désespérément de se procurer des lunettes pour observer l’éclipse solaire en toute sécurité. À Lourdes, c’est la pharmacie Lafayette Varichon – Nabias, en plein centre-ville, qui avait annoncé un réassort d’urgence de 1 000 paires de lunettes afin de répondre à la demande.

Dès le début d’après-midi, une impressionnante file d’attente, regroupant plusieurs centaines de personnes, s’est alors constituée afin d’obtenir le précieux sésame. L’attente a ensuite été très longue : espérée d’abord au cours de l’après-midi, la livraison a d’abord été décalée à 17 h, puis 18 h et 18 h 30… Jusqu’à finalement ne plus avoir du tout de nouvelles du livreur ! Les lunettes ne sont malheureusement jamais arrivées, pour le plus grand désarroi des clients qui, pour certains, ont attendu plus de quatre heures malgré la chaleur.
« On voulait aider les gens »
« Dégoûté » de cette situation totalement indépendante de sa volonté, le pharmacien, Christophe Nabias, n’a pas eu le choix que d’annoncer la mauvaise nouvelle peu avant la fermeture de l’officine. Il sait qu’il a fait des « déçus » alors qu’il voulait simplement aider un maximum de personnes.
« Depuis des jours, on nous demandait sans cesse, par téléphone ou à la pharmacie, des lunettes pour l’éclipse, nous a-t-il confié ce jeudi, au lendemain de la déconvenue. Notre but est d’aider les gens, c’est ce qu’on fait tous les jours. On nous avait assuré qu’on recevrait les lunettes à temps mais, malheureusement, ça n’a pas été le cas. Ça fait mal au cœur pour tous ces gens et tous les enfants qui attendaient ces lunettes… C’est comme ça, j’en suis sincèrement désolé. Il faut passer à autre chose : on continue de faire notre métier pour rendre service aux gens au quotidien. »
Ce jeudi matin, la livraison des lunettes n’avait d’ailleurs toujours pas été effectuée. Si elle finit par arriver, ce qui n’a plus d’utilité à l’heure actuelle, le pharmacien sait qu’il les renverra immédiatement à l’expéditeur, avec lequel il compte bien avoir une explication…


